mardi, juin 28, 2016

[HUMEUR] TU FAIS QUOI SANS ACCREDITATION ?!

Greg CLOUZEAU


Guillaume Glairont Mondet dans le Toit du Cul de chien 7A
Faire de la photo de sport ou de concert n’est pas forcément très facile. Je ne parle pas de technique photographique ici, mais de droit d’accès ! Impossible pour le photographe amateur d’approcher les stars de la coupe d’europe de football lors d’un match officiel ou Jonhy Halliday en concert. La faute aux professionnels ? Non, plutôt aux organisateurs et aux stars elles même… Samedi dernier, j’ai profité de l’organisation du Font & Bleau contest par une célèbre boisson pour shooter quelques images peu communes à Bleau… C’est pas tous les jours que les bleausards s’affrontent devant un public aussi nombreux en pleine forêt. Si la compétition s’est révélée plutôt respectueuse du site, y faire des photos n’a pas été toujours simple d'autant que je n'avais pas les accréditations nécessaires données par l'organisateur.





De la difficulté de trouver une place pour faire des photos


Lors d’un concert ou d’une compétition sportive, le photographe doit composer avec le public, la sécurité, les stars ou athlètes et… l’organisation ! Impossible de se placer où l’on souhaite pour avoir le meilleur angle.

La photographie de sport extrême et notamment d’escalade je connais un petit peu. Celle de compétition aussi et le site du Cul de chien, plutôt bien. Du coup en venant sur le massif, j’avais une idée assez précise des images que je voulais rapporter notamment du Toit du Cul de chien.


Guillaume Glairont Mondet dans le Toit du Cul de chien 7A
Guigui dans le Toit du Cul de chien
Pas facile de se trouver une place
Pour cette voie, j’aime me placer dans le petit couloir à gauche. Je trouve que c’est là que l’image prend le plus de force. J’ai d’ailleurs essayé pas mal d’angles différents dont un très à droite.

Réussir une belle photo par hasard c’est toujours possible. Il suffit d’être là au bon moment, prêt à déclencher et de maîtriser un tant soit peu son matos et les règles de base de la photographie. Mais on ne peut pas toujours compter sur la chance. D’ailleurs les photographes professionnels ne laissent pas beaucoup de place au hasard dans la réalisation de leurs images.

Ce week-end, au Cul de chien, je ne pouvais pas me placer sur la droite du bloc, le public et les hôtesses masquant totalement la vue. A gauche, impossible de faire l'image du toit comme je l'avais présenté sur bon blog Fontainebleau Passion, il y avait trop souvent quelqu’un d’autre dans le cadre : organisateurs, staff, photographes… J’ai quand même pas trop mal exploité la place mais ce ne seront sans doute pas les meilleures images de la série (les albums seront mis en ligne d’ici quelques jours et les premières sont diffusées sur mon blog FontainebleauPassion…).






Une cohabitation avec les photographes pros et les impératifs de l’organisation pas toujours facile



Donc et si, pour changer, j’allais faire des photos du visage grimaçant de mes amis grimpeurs en sortie de voie ? La photo en plongée avec le public en arrière plan pourrait être sympathique. À peine le temps d’appuyer sur le déclencheur, un peu à l’aveugle et sans caler mes réglages faute de reconnaissance, que l’organisateur m’envoie un de ses fidèles sujets (merci Christophe) pour me signifier que je ne suis pas autorisé à shooter de là-haut !
Euh… Tu déconnes là ? Eh bien non ! Pas ici. Pas dans un rassemblement convivial en site naturel. Pas dans « ma » forêt. Pas à moi qui doit aussi produire un article sur la Tribune libre de BLEAU et deux ou trois autres titres ? Et bien si ! Car même si cette compétition se déroule dans un lieu public et libre d’accès et que l’organisation a assuré à l’Onf ne pas privatiser le site, cette place est réservée aux professionnels engagés pour couvrir l’événement ! Et c’est normale, c’est juste qu’il aurait fallu le dire avant…




Car je ne suis pas le seul dans ce cas !


À peine suis-je descendu rejoindre un grand monsieur de l’escalade, Philippe Ribière, qui est aussi un excellent photographe malgré son handicap, que j’assiste à une autre intervention du « taureau ». Celui-ci n’hésite pas une seconde à foutre dans le sable le sac de matos de Philippe qui avait eu l’outrecuidance de le mettre en sécurité sur la canette géante réfrigérée. On ne badine pas avec l’image de la marque !


L'ami Philippe Ribière au plus près des finales mais attention à ne pas poser son sac !
L'ami Philippe Ribière au plus près des finales mais attention à ne pas poser son sac !


Euh garçon, tu sais combien ça coûte le matos photo ? Un objectif haut de gamme rayé par le sable est un objectif foutu…


Re-Grrrr. … mais il est resté très cool le Philippe.




Allez, je poursuis mon shooting et trouve une belle image à faire en observant le manège de mes collègues amateurs et professionnels car, c’est bien connu, les photographes forment une grande famille unie par leur passion. Non ? Tient, Philippe est parti shooter le speaker quand Guillaume Peillon, grimpeur du team Grimpo engagé dans la compétition, mais aussi photographe pour cet excellent site internet se positionne dans son dos pour faire des images de la finale nécessaires à un article sur l’événement.

À peine shooté qu’il se fait rappeler à l’ordre.
J’ai demandé à Guig’z ce qu’ils s’étaient dit.


Guiz et Philippe en plein shooting. Trop près là encore !!!
Guiz et Philippe en plein shooting. Trop près là encore !!!
Gille Rebaisson discute de la bonne
 approche en terme de profondeur de champ



Et bien que Redbull n’avait pas besoin de son article… Ils ont tout ce qu’il faut ! C’est vrai et les photographes professionnels engagés sont là pour ça. Mais c’est toujours mieux quand c’est annoncé avant aux photographes amateurs et autres blogueurs ou correspondants locales de presse qui peuvent toujours demander les photos officielles (regardez l’article de cette compétition dans Kairn ou l’Equipe…et vous comprendrez) Ici, Gilles (à droite) et Little Shao, deux grands pros avaient été engagés par l'organisateur pour couvrir l'évènement suivant le cahier des charges de la marque.
Du coup, pour Grimpo ou la TL2B, si l'on voulait faire un article, il fallait se contenter des images des deux pros.
 

Mais pourquoi ?




Dans la plupart des événements de ce type, les sponsors et organisateurs engagent des professionnels chargés de faire les images « officielles ». Officielles, c’est à dire qui seront diffusées par la marque. En règle générale, ces photographes ont un "brief" plus ou moins précis des images souhaitées et des images « interdites », c’est à dire celles que la marque ne souhaite pas voir et qui pourraient « nuire » à son image. Avec RedBull, vous pouvez être certain de la précision de ce dernier.


Bref, notre aventure était tout à fait normale et courante dans le milieu de la photographie événementielle. S’agissant d’un contest plutôt intimiste et où aucun système d’accréditation n’avait été mis en place, l’organisateur aurait sans doute dû prendre quelques minutes pour briefer les photographes présents mais non engagés par lui pour définir les limites…



C’est quoi une accréditation ?




L’accréditation est une étape obligatoire pour avoir le droit de sortir son objectif librement dans certains événement.


En effet, l’organisateur est tenu de gérer le nombre de photographes selon la capacité du lieu notamment pour des questions de sécurité mais aussi de droit des artistes ! Mais depuis quelque temps, la colère gronde chez les photographes. En 2008, au festival des Vieilles Charrues, les photographes ont collectivement déposé leurs appareils pour protester contre les exigences d’Etienne Daho. A Montreux, en 2015, Lady Gaga a décidé de fournir à la presse une seule et unique photo, choisie par ses soins. Ainsi, lors du concert de Johnny Halliday au Paléo Festival Nyon 2015, en Suisse, quelques heures avant le début de la manifestation, les photographes accrédités ont reçu un sms qui leur annonçait que leur présence n’était pas autorisée et que seul le photographe officiel de l’artiste couvrirait l’événement. Les managers des stars cherchent de plus en plus à contrôler l’image de leurs protégés. Les photographes de presse, dont l’activité consiste à témoigner des faits, ne mettraient pas suffisamment en valeur les artistes. Après avoir cherché à imposer la cession gratuite de leurs images contre l’autorisation de photographier ou avoir exigé un droit de regard avant publication, on leur interdirait donc purement et simplement l’accès à la scène. (voir les articles de Télérama ou Focus Numérique)





Et dans le sport ?



Le photo-journaliste, dans le cadre de son activité d’information, ne devrait pas se voir refuser l’accès à un événement sauf pour des questions de sécurité, ou de capacité d’accueil, en vertu des articles L333-6 et suivants du Code du Sport.



Heu… attends là, tu as bien écrit : Code du Sport ?

Oui ! Car d’après l’article 20-4 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la Liberté de communication, c’est au code du sport qu’il faut se référer !



« l’article L333-7 du Code du Sport est applicable aux événements de toute nature qui présentent un grand intérêt pour le public ».



Ce qui confirme donc les droits les photo-journalistes professionnels en vertu de l’information ne peuvent être exclus de ce type d’événement. Mais attention, c’est pas si simple car le Code du Sport contient en son article L333-1 une disposition assez hallucinante sur le plan du droit de la propriété intellectuelle :



« Les fédérations sportives, ainsi que les organisateurs de manifestations sportives mentionnés à l’article L. 331-5, sont propriétaires du droit d’exploitation des manifestations ou compétitions sportives qu’ils organisent.


Toute fédération sportive peut céder aux sociétés sportives, à titre gratuit, la propriété de tout ou partie des droits d’exploitation audiovisuelle des compétitions ou manifestations sportives organisées chaque saison sportive par la ligue professionnelle qu’elle a créée, dès lors que ces sociétés participent à ces compétitions ou manifestations sportives. La cession bénéficie alors à chacune de ces sociétés. »



Du coup, comme de plus en plus de manifestations sportive sont le fruit de sociétés événementielles et commerciales, cela devient compliqué. D’ailleurs, avec les Championnats du monde d’escalade à Paris, ce sera le cas !





Pourquoi une telle disposition ?



Outre la défense de l’image des stars (voir plus haut) et des photographes professionnels (voir le site Regard du sport de Gérard Vandystadt) face aux semi-pros et amateurs de talent, c’est souvent une question de sécurité, notamment dans les concerts et festivals, qui est mise en avant. C’est pourquoi, en dehors des zones réservées aux officiels, les seules possibilité se trouvent entre la scène et les « Crash barrières » qui permettent aussi l’évacuation des victimes de malaises et autres mouvements de foule, ou les « Circulations » utilisées par les équipes techniques et prisés par les journalistes pour naviguer rapidement sans devoir fendre la foule avec son fragile matos.



En compétition d’escalade de bloc, vous trouverez donc souvent des espaces en haut de ceux-ci (mais parfois dangereux), les « officiels » étant les seuls autorisés à circuler à proximité immédiate des grimpeurs et pareurs sur les tapis.

Et le droit à l’image des personnes en représentation ?



Little Shao et son assistant
Little Shao et son assistant
La jurisprudence considère que les artistes ou sportifs, dans le cadre de leurs activités professionnelles, donnent leurs autorisations tacite pour la diffusion des images. Cette autorisation est néanmoins limitée à des activités artistiques ou d’information de la part du photographe, et il ne lui est pas possible, ses droits à un tiers pour une exploitation commerciale ou publicitaire sans l’autorisation du modèle. Et réciproquement, le photographe, de par ses droits patrimoniaux sur ses clichés, devra lui aussi négocier et autoriser l’exploitation de sa photographie par le sujet dans un cadre commercial.


Voilà, fini pour cet épisode juridique un peu différent des autres articles du blog…mais la photographie a aussi d’autres règles que la technique.
Je reviendrai donc très vite pour vous parler technique en photo d’escalade et vous présenter mon portfolio de cette compétition atypique.
L’occasion d’aborder la photo « naturelle » versus « la photo au flash » après avoir visionné une partie des superbes images des deux photographes professionnels engagés sur cet évènement,  
Thinh Souvannarath, alias Little Shao,
et Gilles Rebaisson

jeudi, juin 23, 2016

[PHOTOGRAPHE] JF HAGENMULLER, MAÎTRE DE LA PHOTOGRAPHIE DE MONTAGNE, NOUS A QUITÉ

Greg CLOUZEAU
Putain de corniche ! Saleté de montagne !

Notre petit monde de perdre l’un de ses piliers. Jean-François Hagenmuller est décédé hier lors d’une course dans les arêtes de Rocherfort, victime d’une chute fatale après la rupture d’une corniche.

Jean François, Guide et Photographe, ou inversement.
Jean François, Guide et Photographe, ou inversement.

Guide de haute montagne et professeur à l’Ecole nationale de ski et d’alpinisme (ENSA), il était aussi photographe connu et reconnu qui avait publié de superbes livres, posters, cartes postales, calendriers et articles dans différents magazines. Son « Mont-Blanc, lumières d’altitude », paru chez Glénat, lui avait valu de recevoir une mention spéciale du Prix mondial du livre d’images de montagne lors du 15e salon du livre de montagne de Passy.
Passionné par la photographie depuis toujours, il passe semi-pro en 1995 et publie dés lors régulièrement notamment dans la revue Montagne Magazine, et l’agence photographique Gamma Rapho à Paris. La galerie « photographie Alpine » à Chamonix expose et vend ses tirages photographiques qu’il réalisait lui même.
Cet été, le salon du livre de montagne de Passy avait prévu de lui rendre hommage en exposant plusieurs de ses clichés. Ses images faites dans diverses montagnes du monde, au-delà de leur extraordinaire qualité esthétique, présentent l’originalité d’être celle d’un homme qui entretient une relation intime et quotidienne avec la montagne. Une passion se retrouvent immanquablement dans ses photos où domine l’intensité des lumières et des ombres, l’esthétique épurées des formes…
Mais le mieux sera sans doute de jeter un oeil à son site Lumières d’altitude.
Tchao l’artiste !


Lumières d’altitude, (C) JFH

mardi, juin 21, 2016

[LIVE] MES PREMIERES IMAGES DES SPAMS

Greg CLOUZEAU

Vous le savez, ces derniers temps, j’ai fait pas mal de photos de festivals et concerts. Il manquait à ma collection celles de mes potes des Spams. Ils passaient samedi 18 juin 2016 au Black Stone de Barbizon, l’occasion pour moi de passer un très bon moment et de faire des images à 6400 ISO. En plus de l’ambiance du concert, j’en ai profité pour tirer quelques portraits de nos artistes à découvrir dans l’album. Toutes ressemblances avec certains musiciens des MST n’est sans doute pas fortuites !

C'est qui les SPAMS ?


Ils s’appellent Kris, Lolo, Nico, Steve et Tof . Il ne s’agit pas de noms de courriels indésirables (ou pourriels suivant le terme québécois) ou de virus informatiques mais biens des Zicos d’un groupe exceptionnel de reprises aussi improbables qu’éclectiques et de medleys sans fin ! Ils sont tous chevelus (ou presque !), barbus (ou quasi) et souvent génétiquement très proches (je vous laisse trouver qui est le frère de qui et dans quel ordre).

Les Spams n’attendent pas pour mettre le feu au Blackstone de Barbizon, (C) 2016 Greg Clouzeau
Les Spams n’attendent pas pour mettre le feu au Blackstone de Barbizon, (C) 2016 Greg Clouzeau

Attention, ça déménage grave et les filles tombent vite sous le charme de l’étrange voix de Steve qui passe du crooner suave au robot en un clin d’œil ou de Kris, sorte de joueur de flûte de Hamelin, qui sait aussi faire vibrer les cordes les cordes sensibles au violon ou au reef endiablés de sa gratte.

Kris en joueur de flûte les met toutes à genou (C) 2016 Greg Clouzeau
Kris en joueur de flûte les met toutes à genou avant qu'elles ne se dénudent...




Derrière eux, Lolo et Nico assurent les bases rythmiques, pendant que le cinquième élément, Tof gratte lui aussi frénétiquement sa guitare.

Ca déménage avec les Spams au Black Stone Live à Barbizon (C) 2016 Greg Clouzeau
Ca déménage avec les Spams au Black Stone Live à Barbizon (C) 2016 Greg Clouzeau

Côté album après le délirant  "Grand Détournement" en 2005, et "Avez-vous déjà vu…?" en 2008, la  "Saison 3" sortie 2015 vous permettent de retrouver cet état d’esprit avec près de 50 reprises aux réarrangements spamiques. Du pur son qui vous fera redécouvrir les chansons des années 60 à nos jours de manière assez surprenante !

Il ne joue pas du piano debout et ne tape pas que sur des bambous, (c) 2016 Grégoire Clouzeau
Il ne joue pas du piano debout et ne tape pas que sur des bambous, (c) 2016 Grégoire Clouzeau
Forts de nombreux concerts à travers l’Hexagone, la Spams Family vous convie à la rejoindre sans délai pour un bon gros lâcher-prise !!! Vous les croiserez dans les vrais bons pubs d’Ile de France, en Bretagne (forcément) l’été ou dans les stations de montagne. Jetez un œil sur leur site ou page Facebook pour suivre le mouvement !

Steve et ses good vibrations !
Steve et ses good vibrations !

vendredi, juin 17, 2016

[TECHNIQUE] 7 ASTUCES REUSSIR DE BELLES PHOTOS DE VOS RANDONNEES

Greg CLOUZEAU
Pour certains d’entre nous, les vacances approchent à grands pas. Et à grands pas, c’est justement le rythme de vos randonnées cet été. Mais comment ramener de belles images de vos excursions en montagne tout en maintenant le rythme ? Quel matériel emporter dans votre sac à dos pour faire des images qui en mettent plein la vue et que vous serez fier de montrer à votre retour à vos amis ou sur les réseaux sociaux sans avoir peur des critiques, de toutes manières infondées ? S’il est difficile de concilier efficacement photographie et marche sportive, il existe malgré tout, quelques trucs simples pour faire de très belles images dépassant le cadre de la photo souvenir lors de vos randonnées, treks et autres voyages.


La toile et les réseaux sociaux regorgent de photos de paysages de montagne, de portraits de voyage ou de la fore et de la faune absolument exceptionnelles. Mais sont elles prises lors de randonnées classiques ? Pour la plupart, la réponse est non ! En effet, les professionnels de la photographie qui réalisent des images hors du commun y consacrent beaucoup de temps ! Du temps pour faire des repérages, puis du temps pour patienter avant d’y retourner avec les bonnes conditions de lumière et du temps pour faire l’image (composition, réglage, retouches etc…). Difficile donc de faire de même pendant vos 15 jours de vacances en famille dans les Ecrins à moins d’avoir une épouse et des enfants très compréhensifs (et là, croyez-moi, je sais de quoi je parle…) !



ASTUCE 1 : CHOISIR UN MATÉRIEL TRÈS POLYVALENT


Si vous êtes comme moi à vous émerveiller tant pour le paysage que la petite bête cachée dans les fleurs, les sujets à photographier lors d’une randonnée en montagne se présentent presque à chaque pas ! Il serait dommage de sacrifier des images parce que vous n’avez pas le matos adapté à la prise de vue. Pour autant, plus la rando est difficile et technique ou longue et moins vous aurez la possibilité de charger votre sac à dos de boîtiers et objectifs. C’est lourd, encombrant et en plus cela prendrait trop de temps de passer de l’un à l’autre. Pour commencer, je sacrifice l’usage du pied photo même télescopique. Ensuite , il faut faire un compris selon l’utilisation final des images. Pour faire un livre photos souvenirs ou quelques tirages format A4 maximum, on peut s’en sortir avec un appareil photo amateur sans avoir à utiliser un lourd et coûteux boîtier pro.

A l'alpage, PN du Mercantour
A l'alpage, PN du Mercantour




Un bon compact peut faire de très belles images. Avec leur zoom rétractable, ils permettent même de tirer le portrait d’une fleur remarquable ou d’un scarabée doré. Ils ont quand même des limites. Impossible de tirer une belle image d’un chamois en fuite à 600 m, d’une marmotte vous sifflant de loin ou d’un choucas hurlant dans les rochers sans qu’ils ne ressemblent qu’à un point sombre difficile à identifier sur votre tirage 10X15. Côté paysages, il sera sans doute difficile d’en afficher toute l’étendue si ce n’est en réalisant d’hasardeux panoramiques à main levée. Mais un compact prend peu de place et ne pèse rien et sera donc facilement accessible. Il en va de même avec les bridges, appareils un peu plus volumineux et lourds mais qui offrent des capacités de zoom hors du commun (voir le dernier Sony RX10 III par exemple). Enfin, depuis 2010, l’arrivée et le développement très rapide deshybrides permet de trouver des appareils très compacts et performant avec de belles optiques. En 2016, à niveau de gamme équivalente, reflex et hybride délivrent strictement la même qualité d’image. Bref, leur seul grande limite, c’est leur petit capteur qui limite considérablement la taille de l’image et donc la possibilité de faire un tirage papier au-delà du 20X30 cm.


Donc sauf à se cantonner dans un domaine particulier de la photo (paysages, macro…) j’opte toujours pour un reflex.


Deux options sont alors possibles : un boîtier plein format assez coûteux et souvent lourd ou un moyen de gamme, donc doté d’un capteur Apsc, qui donnera des images un peu plus petite mais autorisant quand même des tirage grand format. Côté objectif, là encore deux possibilités, quelques focales fixes couvrants plusieurs angles (donc du temps de perdus en changement d’objectif et du poids supplémentaire) ou un zoom polyvalent type 18-135 mm. Vous l’aurez compris, le zoom sera plus adapté à notre trek ! C’est certes moins performant pour le paysage qu’un très grand angle ou qu’un zoom macro pour les fleurs et insectes mais c’est moins lourd, rapide et assez efficace.


On complétera l’équipement par un kit de nettoyage (c’est léger et peu encombrant), éventuellement quelques filtres dont le filtre polarisant pour accentuer les contrastes et/ou un filtre dégradé de gris pour, au contraire diminuer les contrastes de lumière entre les zones d’ombre et les zones lumineuses. Pensez à prendre plusieurs cartes et des batteries de rechange, chargées.


Enfin, il y a le choix du sac. Une petite housse matelassée suffira pour les compacts et bridges. Pour les reflex et hybrides, deux possibilités : un sac photo à mettre dans le sac à dos de randonnée mais pouvant être portée indépendamment idéalement en banane, soit un sac photo pro avec un compartiment pour votre matériel de randonné mais là, l’investissement est conséquent !

Détails colorés d'un lac de montagne, Mercantour
Détails colorés d'un lac de montagne, Mercantour



 ASTUCE 2 : FAIRE LES BONS RÉGLAGES ET AVOIR LES BONS REFLEX !

1° Pré-réglez ce qui peut l’être !


L’avantage d’un boîtier reflex un peu haut de gamme, c’est de disposer de sélecteurs programmables. Je m’explique sur votre molette, outre le programme « tout auto » (vous savez le rectangle vert que vous n’utilisez jamais), il y a les modes « priorité vitesse », « ouverture », le mode « manuel » et parfois des programmes tout prêts pour la macro, le paysage, le sport, etc., qu’il vaut mieux ignorer. Sur un boîtier pro ou semi pro, se trouve généralement des crans à programmer. Sur Canon C1, C2 et C3, sur Nikon, U1, U2…


Ce sont des réglages de prises de vue personnalisables que vous pouvez préparer à l’avance en fonction des circonstances. Vous préparerez par exemple C1 pour le paysage ensoleillé (disons par exemple en Priorité ouverture f16 à une sensibilité de 100 Iso en Style d’Image « Paysage » avec un contraste renforcé et une saturation un peu poussée). Le mode C2 pour des images de « macro » (en Priorité ouverture à f4, avec une sensibilité de 200 ISO, etc.). Et le mode C3 pour les ciel couvert, zones en sous-bois… (disons par exemple en Priorité ouverture f8 à une sensibilité de 400 Iso en Style d’Image « monochrome » avec un contraste renforcé et une saturation un peu poussée). Du coup, durant votre marche, si le ciel se couvre, passez en C3 avant de faire la photo ou si vous arrivez au contraire sur un pierrier en plein cagnard, vous poussez le sélecteur sur C1. Voilà comment rester réactifs en n’ayant que peu de réglages à refaire.


Comment ça marche ? Pour mémoriser mes réglages personnalisés, je me positionne dans le mode (P, Tv, Av, M) duquel je veux partir, peaufine mes autres paramètres (jusqu’au choix RAW-jpg, type de mesure, cadence, exposition décalée…), puis vais dans le menu fonction personnelle et enregistre sous le n° de mon choix (C1 C2 ou C3). A partir de ce moment, à chaque fois que tu feras appel à tes modes Cx, c’est l’exacte réplique des réglages sauvés qui s’applique ! Mais attention, il faut parfois affiner cette base avant de déclencher. On peut changer ici et là une valeur (ISO, ouverture…) pour mieux coller à l’instant présent. Si ce changement s’avère meilleur pour la suite des photos à prendre, je re-sauvegarde les réglages !




 2° Mesurez sur les hautes lumières !


Une photo sur-exposée est presque toujours une photo perdue ! Du coup, je prends ma mesure sur les plus fortes lumières en spot (ce qui ne couvre que 3% de l’image environ). Conséquence les zones les plus claires sont correctement exposées.


Attention quand même, car certaines surfaces (neige, eau, rochers blancs, soleil…) conduisent immanquablement votre appareil à compenser la sur-brillance et le reste de l’image devient très sombre (mais c’est presque rattrapable en post traitement) ! En fait, c’est comme quand vous regardez un truc qui vous éblouie, vous fermez les yeux et le reste est dans le noir…


Rocher des Goudes, Parc National des Calanques, Marseille, (C)
Rocher des Goudes, Parc National des Calanques, Marseille, (C)



 ASTUCE 3 : OSEZ LE NOIR ET BLANC QUAND C’EST NATURELLEMENT FADE !


J’adore le noir et blanc, notamment en street photographie. En randonnée, la photographie en noir & blanc est particulièrement intéressante certains paysages contrastés ou au contraire quand le ciel n’est pas terrible et les couleurs très fades. Le noir et blanc est donc top s’il y a des contrastes lumineux importants, pour mettre en valeur la surface de la roche ou accentuer le caractère nuageux. Si vous n’avez pas photographié directement en noir et blanc, le travail peut toujours se faire en post-traitement où, en plus, je peux régler les valeurs des gris en jouant sur les filtres rouge, vert, bleu, jaune…


Mais attention, le noir et blanc ne fonctionne pas toujours notamment avec les couleurs chaudes d’un coucher de soleil par exemple. Une image fonctionne s’il y a de l’émotion ou une histoire. Sans une structure forte, la lecture d’un cliché en valeur de gris ne fonctionne pas. Il faudra donc qu’il y ait des éléments structurants et une composition soignée.


Cap Croisette, Marseille, 2013
Cap Croisette, Marseille, 2013



ASTUCE 4 : TRAVAILLEZ VOTRE COMPOSITION EN INTÉGRANT DES ÉLÉMENTS FORTS SUR LES LIGNES DES TIERS.


En montagne ou sur un sentier il est parfois difficile de se placer pour cadrer comme bon nous semblerait. A défaut de se placer où l’on veut, on se concentrera sur le cadrage pour choisir ce qui sera dans le champ ou non pour structurer notre image et certaines compositions fonctionnent mieux que d’autres.

C’est le cas des images suivant la “règle des tiers ″ qui offrent une dynamique agréable à l’œil. Il faut créer une circulation du regard dans l’image plutôt que de l’inviter à se focaliser sur le centre de l’image ! Le principe des tiers est simple. On divise l’image en 3 sur la hauteur et sur la longueur. Chaque croisement des verticales et horizontales correspond à une zone forte de l’image. Placez- y les éléments forts ((personnes, rochers, arbres, maison) qui composent les lignes « naturelles » du paysage (horizon, arêtes des montagnes, sentier et cours d’eau…) pour composer votre image. Ceci dit on peut prendre le contre-pied total de cette règle en plaçant par exemple un arbre solitaire en plein milieu d’une prairie.


Lac du Lauzanier, PN du Mercantour, (C) 2014
Lac du Lauzanier, PN du Mercantour, (C) 2014


Pour redonner un peu de la profondeur d’un paysage ou pour lui apporter un peu de dynamisme, il ne faut pas hésiter à placer au premier plan un élément qui permet de “rentrer dans l’image” et conduit au second comme un rocher, une fleur… S’il n’y a pas d’éléments naturels aussi évidents ou un sentier ou une rivière qui puisse servir de guide, baissez-vous ou grimpez sur un rocher. Cela permet d’intégrer un rocher, une plante ou un bout d’arbre plus facilement. Pour redonner de la profondeur, utilisez un personnage peu aussi être très utile.


Je prends toujours le temps de faire un cliché format paysage et un cliché format portrait. Dans la mesure du possible, je multiplie les cadrages d’un même sujet. Si la randonnée fait une boucle et que je ne dois pas repasser au même endroit, alors je me retourne régulièrement pour voir un point de vue différent.




 ASTUCE 5 : JOUEZ AVEC LES CONTRASTES OU LES COULEURS POUR « DRAMATISER » LE PAYSAGE


En regardant quelles sont les images que vous aimez le plus sur les réseaux sociaux, je dirai que ce sont celles « qui claquent sa mère » ! Là encore, si la lumière est fade, le ciel gris… va falloir ruser ! Zoomez pour faire disparaître un peu du ciel blanc et se concentrer sur les couleurs. Cela fonctionne aussi quand les contrastes sont très importants avec des éléments peu importants.

Lac du Lauzanier, PN du Mercantour, (C) 2014
Lac du Lauzanier, PN du Mercantour, (C) 2014



 ASTUCE 6 : RÉUSSIR UN PANORAMA À MAIN LEVÉE !


Comme vous j’apprécie particulièrement les vastes espaces qu’offre la montagne. Et c’est parfois très frustrant d’en repartir qu’avec des fragments photographiques parce que l’on est limité par les capacités de son appareil ! Outre les fonctions panoramique de son smartphone, avec un reflex et pas de pied photo, il va falloir construire un panoramique à main levée, puis revenu dans la grisaille du quotidien, se taper une séance de post-traitement en fusionnant plusieurs images avec un logiciel type Photoshop ou Canon PhotoStitch…


Pour réussir plus facilement son panorama voici quelques conseils. Lors de la prise de vue, faites la mise au point sur l’infinie en manuel et en débrayant l’autofocus (sinon vous risquez que l’AF cherche à faire le point et une image sera plus flou que les autres !) Ouvrez à f18, et réglez la sensibilité entre 200 et 400 ISO en mode priorité vitesse (Av). Prenez une ou deux photos tests pour affiner le réglage si besoin et prendre vos 5 à 10 images. Attention, sans pied photo, la rotation doit s’effectuer lentement et les bras ne doivent bouger. Vous veillerez à ce que chaque image se chevauche d’au moins 1/4 . Cadrez au plus large, le haut et le bas de l’image sont souvent des bords perdus qu’il faudra couper. Évitez les éléments de premier plan trop rapprochés ou massifs qui perturbent les logiciels de création du panoramique.

Marseille vue de Sormiou, panorama (C)

Marseille vue de Sormiou, panorama (C) 

 ASTUCE 7 : FAITES-VOUS PLAISIR, SORTEZ DES CLICHÉS ET SENTIERS BATTUS !


Une belle image c’est bien. Une belle image, qui plus est insolite, c’est mieux ! Si vous ne trouvez pas de marmotte acceptant de poser pour faire ce cliché très montagne mais aussi tellement touristique, essayez des thèmes comme les CréNatures, les images décalées (souvent à contre-pied des Astuces énumérées jusque là) ou très minimalistes.


Marmotte du Parc National du Mercantour, (C) 2014
Marmotte du Parc National du Mercantour, (C) 2014

vendredi, juin 10, 2016

[EXPO] FLATLAND L’UNIVERS ALUMINISÉ ET PLAT D’EMMANUEL SOKOL S’EXPOSE À MELUN

Greg CLOUZEAU
Si vous passez du côté de Melun, ne manquez pas de jeter un œil à l’exposition photo de l’univers d’Emmanuel Sokol, photographe Parisien et directeur artistique publicitaire. Ce passionné de photographie, sans doute influencé par son regard professionnel, nous offre ici une série de photographies de canettes écrasées ramassées dans les rues de notre capitale. Une série d’images qui, une fois dépassé le côté brut et épuré, conduit forcément à s’interroger sur la consommation et ses excès et la démarche du photographe.


Parti à sa rencontre hier, nous avons discuté recyclage, traces laissées par les hommes sur cette terre, durée de vie des objets, consommation, déchets, hygiène des canettes, contenu, contenant, codes cachés, etc.
« J’aime réfléchir sur la consommation et ses travers. Peut-être parce que je suis publicitaire. J’ai emprunté le titre de mon travail à une fable philosophique : Flatland de Edwin Abbott, un mythe de la caverne revisitée. Une réflexion sur les visions de la société. »

L’Exposition se tient à la Galerie Grenadine du 9 juin au 7 juillet 2016.
Studio Galerie grenadine, 3 rue des cloches, à Melun


http://www.galeriegrenadine.com/


http://e-sokol.com/


Sinon, vous allez très vite entendre parler d'Emmanuel car il travaille sur un gros projet d'illustration photographique dans la Capitale au côté de Laurent Deutch...

mardi, juin 07, 2016

[LIVE] Mes images des FOXAPET au PAM Festival Pour un autre Monde 2016

Greg CLOUZEAU
Foxapet au festival PAM 2016
Je sais nous ne sommes pas vendredi (jour de publication habituel sur ce site) mais je tenais à vous signaler la mise en ligne de deux nouveaux albums de photographies faites lors du Festival PAM en mai 2016.

Je vous avais déjà proposé celui des Macadam Zarba, voici sur Flickr celui des Foxapet, un groupe super Funk qui nous a plongé avec force dans les années 80-90. Un grand merci aux organisateurs du PAM pour les accès Backstage !

Backstage Foxapet au festival PAM 2016
Backstage Foxapet au festival PAM 2016


Les Foxapet, PAM 2016, (C) Greg Clouzeau
Les Foxapet, PAM 2016, (C) Greg Clouzeau


Du coup, j’en ai aussi profité pour vous sélectionner quelques photos de l’ambiance du Festival PAM.

Le slogan cette année c'était Nuit debout !
Le slogan cette année c'était Nuit debout !
Le dément songe, PAM 2016, (C) Greg Clouzeau
Le dément songe, PAM 2016, (C) Greg Clouzeau

Au programme :
des photographies de streetart parfois décalées,
des photographies de « frénésie capillaire »,
des photographies très « Cocos »
Des photographies très « Teuf »



Bref, un grand merci à tous et toutes.

vendredi, juin 03, 2016

[PHOTOGRAPHE] Portrait de Pierre Arnaud Chouvy, le storyteller français

Greg CLOUZEAU

Je ne pourrai pas vous citer ici tous les talentueux photographes amateurs ou professionnels dont j’admire le travail, mais j’ai décidé de vous proposer régulièrement une sélection de celles et ceux dont les travaux sont pour moi une immense source d’inspiration. Je cherchais avec lequel commencer cette nouvelle série d’articles et de pages, quand je me suis rappelé une conversation que j’ai eu avec l’un d’entre eux cet automne : Pierre Arnaud Chouvy.


Les photographies de PAC sont assez connues dans notre petit milieu bleausard et ont été présentées dans divers numéros du regretté ESCALADEMAG. Mais peu de bleausard savent que Pierre Arnaud est aussi et surtout est géographe chargé de recherches au CNRS. Ses travaux, principalement consacrés à l’Asie, portent sur la géopolitique des drogues illicites, la guerre contre la drogue et le développement alternatif.

EscaladeMag Hors série photos juin juillet 2011
EscaladeMag Hors série photos juin juillet 2011

Alors que je m’étonnais de ne plus le voir publier de photos d’escalade à Fontainebleau sur son site, il m’annonçait tranquillement vouloir passer à autre chose. Connaissant un peu les travaux de ce discret grand blond, je suis donc allé faire un tour sur son site pour y constater les changements.

PIERRE ARNAUD CHOUVY : UN « STORYTELLER FRANÇAIS » !


Pierre-Arnaud Chouvy est donc l’auteur de deux sites Web sur lesquels figurent ses photos notamment celles prises lors de ses missions de recherche. Et là, je l’affirme sans crainte, vous verrez qu’elles n’ont rien à envier à celle du très (trop ?) célèbre Steeve McCurry !


Steve McCurry ! C’est pas n’importe qui quand même. Ce photographe américain de 66 ans a arpenté les zones de conflit pendant plus de 30 ans et s’est forgé une solide réputation de photo-journaliste. Il est notamment l’auteur de cette célèbre photographie d’une jeune afghane aux yeux verts prise dans un camp de réfugié au Pakistan, en 1985. Oui mais le voilà pris dans la tourmente pour avoir simplement retouchée une photo ! Accusé de tricherie par ses pairs et pour trois fois rien !


Steve McCurry a réagi par courrier. Il y qualifie son travail actuel de ‘storyteller’. « L’essentiel de mon travail récent est lié à mon propre plaisir de me trouver à des endroits que je voulais visiter pour satisfaire ma curiosité à propos des gens et des cultures» ou « J’ai toujours laissé les images parler d’elles-mêmes, mais aujourd’hui je comprends que les gens veulent que je précise la catégorie dans laquelle je devrais me placer, et donc j’aimerai dire aujourd’hui que je suis un conteur visuel ».


Je pense qu’en regardant les photographies de mon ami Pierre Arnaud, vous conviendrez qu’elles s’inscrivent directement dans cette lignée d’images authentiques et d’exception !


Donc pour découvrir les publications de Pierre Arnaud, jetez un œil à son site http://www.geopium.org/, et surtout http://www.photo-tropism.com/, son photoblog, où l’escalade a laissé plus de place à ses autres travaux photos. MAGNIFIQUE !



Extrait galerie de photographies de Pierre Arnaud Chouvy