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vendredi, septembre 23, 2022

[LIVE] Les Spams étaient aux Affolantes 2022 de Melun. Et si on parlait (encore) de la photographie de concert ?

Greg CLOUZEAU
Cela fait beaucoup trop longtemps que je publie plus d'images de concerts ! Donc, retour dans les pubs et festivals pour vous proposer de nouvelles photographies des groupes de Seine et Marne que j'affectionne particulièrement et pour bien commencer, quoi de mieux que cette cinquième édition des Affolantes de Melun à laquelle, devinez quoi, mes amis des Spams, participaient ! L'occasion pour moi de vous parler à nouveau de ce formidable Festival et de la photographie de concert. Donc cet article est illustré avec des images du concert des Spams (l'album complet est sur ma page FlickR) mais promis, j'en ai plein d'autres à vous proposer et elles arrivent bientôt ! J'aurai aussi celles du concert des Rab's au Glasgow et pas mal d'autres choses à vous proposer très rapidement... Stay tuned !

Steve, le chanteur des Spams, aux Affolantes 2022
Steve, le chanteur des Spams, aux Affolantes 2022


Souvenez-vous, en ce début d'été 2017, je vous présentais mes images de la première édition du Festival des Affolantes de Melun, digne successeur de la Faites du bruit, organisé par Simon Pigot et sa dream team (JS Festival) sur la place Saint Jean où s'était produit les MST, les SPAMS et les FATALS PICARDS. Puis le Festival a déménagé, puis il y a eut le Covid, bref, je n'y suis pas retourné. Alors, quand j'ai appris que cette fois j'étais disponible pour venir à l'édition 2022, j'ai immédiatement demandé mon accréditation photo !


L'accréditation, c'est le sésame obligatoire qui vous ouvre toutes les portes (ou presque...) pour faire des images de rêve. Enfin, çà, c'est quand les organisateurs et artistes le veulent bien ! Car, vous serez sans doute surpris de savoir à quel point il est difficile de vivre de ce métier de photographe (déjà) de scène (encore plus). J'avais consacré un long article sur ce précieux morceau de carton plastifié aussi valable sur les évènements sportifs. Pour ceux qui veulent savoir à quoi s'attendre dans ce métier, y compris comme journaliste, lisez celui-ci dont l'illustration ci-contre résume parfaitement le paradoxe : le public photographie et diffuse librement via le téléphone, le photographe professionnel est limité par les contraintes que lui imposent artistes et production ! Donc, merci à Simon et son équipe de m'avoir accrédité comme le collectif image de Melun et d'avoir engagé une consœur pour couvrir l'évènement.







Le festival Les Affolantes


Le festival Les Affolantes avait donc lieu les 16 et 17 septembre à Melun sur l’Île Saint Etienne. En tout, une trentaine de spectacles et de concerts, avec au rendez-vous, des musiques du monde, des clowns, de la commedia, des arts de rue, des déambulations, des fanfares festives et de gros concerts…
« La volonté du festival est de proposer un événement gratuit pour dynamiser le centre et le bassin de Melun et donner accès à une culture à la fois populaire et pointue » témoigne Simon Pigot, président de l’association JS Festival, organisatrice de l’événement et patron bien connu de Papa Jacques et Doctor Beer place Jacques Amyot à Melun.. Oui, c'est gratuit ! Alors outre les subventions et sponsors, ici, vous verrez des bénévoles avec de très grands chapeaux pour compléter la rémunération des artistes de rue payés, comme c'est la tradition, "au chapeau".

Le festival avait donc principalement lieu sur l’île Saint-Etienne (Place Praslin) où cinq scènes seront installées et le vendredi après-midi était réservé à 1 200 scolaires (classes de CM1 et CM2). Ensuite, outre les nombreux spectacles en journée, la grande scène accueillait le soir les concerts successifs des groupes seine-et-marnais comme Smookin’Fuzz, Grimaud, Les Spams, Bsahtëk… mais aussi Big Ukulélé Syndicate, un extraordinaire big band de… ukulélé ou le Collectif Primavez et ses performances acrobatiques ou jonglage enflammé. Autant d'occasion de faire des images !

La photographie de concert c'est jouer avec le public !
La photographie de concert c'est jouer avec le public !
Les Affolantes de Melun



Et la photographie de scène ?  


J'ai écrit ici de nombreux articles sur mes trucs et astuces pour réaliser de belles images des lives. Je vous invite à relire les épisodes 1 et 2 consacrés à la photographie de concert. Au-delà de la technique, dans un concert, tout est une question de cadre et d'ambiance. J'aime articuler mes images autour des musiciens mais aussi du public et des coulisses. Il est pour moi primordiale que mes images prolongent votre expérience du concert en restituant au mieux l’émotion qui étreint tous ceux qui y participent. C’est un moyen de faire découvrir les artistes et leurs performances sur scène à ceux qui n’ont pas pu assister à l’événement, et qui peuvent ainsi se faire une idée de ce qu’ils ont manqué.







Si j'adore faire des images dans les pubs comme je l'expliquais dans mes articles, pour la proximité qu'ils offrent avec les artistes, pouvoir restituer l'atmosphère si particulière des festivals, est le sujet rêvé pour des photos souvent exceptionnelles. 
« Prendre des photos d'un festival est bien plus amusant que de simplement y participer », affirmait un célèbre photographe anglais de concert. C'est d'autant plus vrai que le festival est important et offre des décors et spectacles parfois hors norme ! Le Hellfest en est sans doute la meilleure illustration. En dehors des groupes que je suis avec assiduité et dont les musiciens sont devenus de vrais amis, je découvre une tonne de nouveaux morceaux et j'apprends à exploiter l'énergie créative d'autres personnes, ce qui est absolument passionnant. Les conditions variées qu'offrent les festivals en font un parfait terrain d'entraînement pour les amateurs de photographie, un endroit idéal pour développer ses compétences tout en s'amusant.

Je n'ai pas encore vu les images des photographes présents cette année aux Affolantes et nul doute que beaucoup d'images seront identiques aux miennes. Mais si j'ai un conseil à donner c'est "sortez des sentiers battus et soyez à l'écoute de l'environnement."

Une des choses les plus importantes que j'ai pu apprendre pendant toutes ces années passées à photographier des  concerts, c'est qu'il est judicieux d'aller là où il n'y a pas d'autres photographes ! Parmi mes images préférées, il y souvent celles prise dans les coulisses comme dans cette série aux 26 couleurs. Parois, en étant  au milieu de la foule, le chanteur peut voyager jusqu'à vous ! Pensez à vous déplacer pour obtenir d'autres angles. J'adore aussi prendre des photos du point de vue de la foule, car ce sont les images dont la plupart des gens se souviennent. Je considère que cela fait partie de mon travail d'être à cet endroit-là et de me fondre dans la foule pour m'imprégner de l'atmosphère quitte à me faire un peu bousculer. Faut juste faire gaffe au matos...







Ce conseil ne s'applique pas seulement aux concerts. Profiter du temps entre les morceaux et les changements de groupes pour se déplacer dans d'autres zones d'un festival permet souvent de découvrir des tranches de vie hautes en couleur. Les possibilités de prendre des photos géniales ne manquent pas, il y a toujours des gens qui déambulent un peu partout, parfois  extravagants. Et à mon avis, s'ils portent un costume, c'est pour être remarqués. Ils seront donc probablement ravis d'être pris en photo. Cela ne coûte rien de demander. Vous n'avez qu'à dire : « Puis-je vous prendre en photo ? J'adore votre style ! » La plupart du temps, ils répondront « Oui. »

La photographie de concert c'est capter l'émotion du public !
Aux Affolantes 2022

Je consacre toujours un bon tiers de mon temps à photographier le public ! Faire des gros plans des zicos et du chanteur comme beaucoup d'entre nous allons le faire, c'est sympa mais souvent un peu répétitif. Le concert c'est une expérience musicale que l'on partage et, depuis la fosse, on a un point de vue unique sur la réaction du public. On peut immortaliser l'influence de la musique sur les personnes qui nous entourent. Ce sont souvent ces images qui font ma différence avec les confrères. Comme des fois cela bouge pas mal, il y aura beaucoup de ratés mais qu'importe, une seule image peut suffire à la mémoire pour revivre l'émotion d'un bon concert !

L'émotion en live !
Aux Affolantes 2022


Lorsque vous êtes au milieu du public, la foule c'est un peu comme la houle. Un océan géant de visages et de mains hystériques, parfois entièrement éclairés ou plongés dans l'ombre. Si vous vous tenez au milieu de tout ça et que vous attendez le bon moment, vous pouvez obtenir des photos vraiment du public. Plutôt que de vous énerver lorsque les personnes agitent les mains devant votre appareil, jouez avec ! 

Enfin, dernier conseil, ne vous souciez pas du résultat sur le moment. Contrôler les images trop régulièrement, c'est risquer de louper, LA belle image ! Si vous êtes passionné de musique et que vous avez passé un bon moment, regarder 500 photos du concert chez soi ne devrait pas vous déplaire ! 








Les Affolantes 2022
M E L U N







Bien entendu, j'ai aussi une attention toute particulière pour le staff technique et les nombreux bénévoles sans qui ce type d'évènement ne peut avoir lieu.

Voilà, je reviens avec la suite des images des Affolantes 2022 très bientôt... Petit rappel, je vous livre ces images bénévolement ! Vous pouvez les partager en respectant le crédit du photographe. Pas d'utilisation commerciale sans mon consentement. Et si d'aventure, vous voulez acheter un tirage d'art en édition limitée, numérotée et signée, ce sera avec grand plaisir. Contactez-moi et jetez un œil sur ma page tarifs, les grands formats sont des plus économiques !

jeudi, septembre 08, 2022

Saviez-vous que le 13ième arrondissement de Paris compte parmi les plus grands spots de StreetArt ?

Greg CLOUZEAU

Il y a quelques temps je vous présentais 24 artistes de Street Art à découvrir dans le quartier Montmartre. Mais si vous empruntez la ligne 6 du Métro aérien de Paris, vous avez certainement déjà vu les grandes fresques qui ornent certains immeubles autour de la station "Nationale" dans le 13e arrondissement. Dès les années 1960, ce quartier industriel a vu ses façades recouvertes par des artistes qui souhaitaient embellir leur quartier. Depuis, avec l’appui de la mairie du 13e arrondissement et l’action des galeries d’art, le quartier s'est transformé en musée à ciel ouvert ! Des centaines d'œuvres d'artistes plus ou moins connus côtoient d'immenses fresques faisant du quartier un haut lieu de l'art urbain. Voici un rapide tour d'horizon de ce que vous pourrez y voir en   profitant en plus des galeries de deux évènements incontournables : le District 13 International Art Fair dont la 4ème édition se tiendra du jeudi 15 au dimanche 18 septembre 2022 et l'exposition de Jef Aérosol, du 24 septembre au 5 novembre 2022.


les grandes fresques

côtoient des œuvres plus

éphémères

Rien que sur le boulevard Vincent Auriol, vous pouvez admirer plus de 25 œuvres monumentales. Le projet Boulevard Paris 13 dirigé par l’Association de Promotion des Arts Urbains et Contemporains, pilote depuis 2009, la réalisation de ces fresques peintes par des artistes majeurs français et internationaux. Initiée par la Galerie Itinérance, en partenariat avec la Mairie du 13ème arrondissement, plusieurs balades ont été pensées comme la visite d'un véritable musée pour les Parisiens et les touristes. Bref, cet arrondissement est devenu un quartier de renommée internationale dans le monde de l'art urbain avec même une fresque entrée dans le top 100 des plus belles œuvres. Mais parce que le street-art est avant tout une culture de la rue avec ses grapheurs récupérateurs des murs vierges, le quartier abrite aussi un lieu mytique, véritable laboratoire de l'art urbain : Spot 13 ! Niché juste en dessous de la galerie Lavo//matik, Spot 13 est LE lieu du street-art éphémère à découvrir de toute urgence. Incroyable terrain d’expression à ciel ouvert, Spot 13 convie régulièrement des street-artistes à venir déposer leur empreinte artistique pour une immersion atypique garantie. Autre preuve de ce dynamisme culturel, outre les galeries d'art implantées dans le quartier, le 13è est aussi le théâtre d'un évènement international incontournable : District 13 International Art Fair dont la 4ème édition se tiendra du jeudi 15 au dimanche 18 septembre 2022 à l'Hôtel Drouot (9ème).


Implantée au cœur de la capitale, District 13 Art Fair propose une sélection affinée des ouvres les plus représentatives de la scène artistique street art proposées par des galeries internationales et à découvrir et à admirer à l'Hôtel Drouot. Pour les moins connaisseurs, je rappelle que District 13 s'inspire de la Tour Paris 13, la plus grande exposition collective de street art jamais réalisée avec plus de 4 500 m2 de surface au sol et autant de pans de murs et plafonds, et de Street Art 13, le véritable musée à ciel ouvert, créé avec la fameuse galerie Itinerrance. En s’associant à cette quatrième édition, Drouot illustre la l'importance que Paris détient au sein du marché de l’art international. Ouvert en 1852, l'Hôtel Drouot prolonge aujourd’hui sa tradition de créativité et de dynamisme perpétuant sa tradition d’acteur de l’histoire de l’art français et international.

Dans la foulée, les passionnés de Street art, ne manqueront pas de rendre visite à l'exposition exceptionnelle qui nous attend du 24 septembre au 5 novembre 2022 toujours dans le 13è. Jef Aérosol, pionnier du street art, fête ses 40 ans de pochoirs à travers une installation composée, entre autres, de centaines d'œuvres créés pour l'évènement, dans un lieu brut de 600 m².

Voilà, pour les autres, voici un petit aperçu de ce que vous pouvez trouver dans le coin. Il existe de nombreuses possibilités de balades commentées, une carte et un jeu de piste.

Parmi les œuvres que j'ai photographié pour vous, ne manquez pas de rendre visite :

Au 171, boulevard Vincent Auriol, la façade de la librairie gourmande Maruani est recouverte de curieuses inscriptions. C’est l’artiste Cryptik, américain d’origine coréenne vivant à Los Angeles et adepte du calligraffiti, qui a réalisé cette œuvre. Il s’agit d’un poème de l’écrivain William Saroyan, rédigé avec des lettres inspirées des écritures médiévales. Si vous souhaitez lire le poème, rendez-vous dans la librairie pour qu’on vous en donne une version décryptée ! Ce sera aussi l’occasion de feuilleter quelques bouquins en dégustant une tarte au citron meringuée.
Je passe sur les deux fresques voisines pour m'attarder sur le superbe phare breton de Wen2 ! Wen2. a développé un style artistique unique depuis près de 25 ans, dans les rues brestoises. « Les Perdrix » surnommée très rapidement par les riverains le phare du 13ᵉ , est une fresque haute de huit mètres, s’inspirant du phare de « La Tourelle des Perdrix » situé sur la commune de Loctudy dans le sud du Finistère et qui se distingue notamment par son petit gabarit, mais également par son damier noir et blanc aux couleurs du drapeau Breton. Cette fresque fait notamment suite à une série de phares déjà réalisée par l’artiste depuis quelques mois. Son expérience en tant que coloriste lui permet d’adapter sa fresque en fonction des différentes variables qui l’entourent, permettant ainsi de fondre son sujet dans l’espace publique. C’est le cas de « Les Perdrix » qui grâce à ses teintes chaudes et naturelles, s’associes totalement à la couleur initiale du mur ainsi qu’à sa structure irrégulière.  







Toujours sur le même boulevard Vincent Auriol, au numéro 155, un portrait de femme aux couleurs détonantes s'affiche sur l'immeuble qui domine le petit square. Il s’agit de Turncoat, une autre œuvre de 25 m de haut peinte par l’Anglais D*Face en 2018. DFace est l’un des grands noms de l’art urbain. Ses œuvres mêlent comics, figures féminines et univers macabre. Dean Stockton alias D*Face est né en 1978 à Londres où il vit et travaille aujourd’hui.

Il puise son inspiration dans le graphisme du skateboard qu’il pratique avec passion, et dans celui de la publicité, des comics et des couvertures d’albums de musique punk rock. Il s’inspire largement des œuvres de l’artiste Roy Lichtenstein, mais développe un style plus noir et plus satirique (crâne, os et commentaires morbides).On reconnaît facilement son style et son graphisme, à la fois simple et coloré, mais très expressif.

On arrive à l'une des plus célèbres fresques du quartier qui est sans aucun doute la Mariane d'Obey Giant. Shepard Fairey, l’artiste américain mondialement connu sous le nom d'Obey s’est fait connaître lors de la campagne présidentielle américaine de 2008 en créant le poster HOPE de Barack Obama, poster qui deviendra une véritable icône de la campagne. Il a imaginé ici une œuvre monumentale qui rend hommage à la devise de la République française en soutien aux victimes des attentats du 15 novembre. Les mots "Liberté, égalité, fraternité" encadrent une Marianne d’un nouveau genre sur fond de drapeau français et de fleurs rappelant le travail du pochoir. Une copie sur toile de cette œuvre riche en symboles a été commandée par le Président de la République Emmanuel Macron pour décorer son bureau à l’Élysée. L’artiste s’est inspiré d’une affiche "make art not war", en remplaçant le texte par la devise de la République française. Il a ajouté un drapeau tricolore en s’inspirant des réseaux sociaux, où, après cette attaque terroriste, de nombreux utilisateurs de Facebook ont modifié leur photo de profil en y ajoutant un filtre reprenant les couleurs du drapeau français bleu, blanc et rouge.

A droite de la Marianne, se trouve le Chat. C215 qualifie son œuvre d’“un simple et adorable chat”, il a voulu que ce chat apporte du bonheur aux passants et aux usagers du métro aérien de la ligne 6. L’artiste aime peindre les chats, car ce sont des animaux domestiques et libres. La liberté est ce qu’il y a de plus important pour un artiste. Ce chat est donc peint en bleu, la couleur bleue évoque depuis toujours l’évasion. C215 est aussi l'auteur de nombreuses œuvres plus petites du quartier.







De l'autre côté de la rue, au coin de l'immeuble, s'étire la fresque trompe l'œil de la "Jeune graffeuse"

Au centre de cette œuvre se trouve une jeune fille entrain d’utiliser une bombe de peinture. Sur l’épaule de cette fillette se trouve une souris avec une tasse dans la main qui porte l'inscription “J’aime Paris’. Cette jeune graffeuse semble redonner de la couleur et de la vie à une ville bien grisâtre. C'est donc au croisement de la Place Pinel et du Boulevard Vincent Auriol que Bom-K (diminutif de Bombing Killa) un artiste français a réalisé cette émouvante jeune fille.





Quittons un instant le boulevard. La rue Jeanne d'Arc n'est pas en reste et l'on voit de loin plusieurs œuvres emblématiques. 








Et j’ai retenu mon soufle

Cette œuvre représente une ballerine suspendue dans les airs. En arrière-plan on peut apercevoir la ville de NewYork avec le pont de Brooklyn.

Patrick McNeil (né en 1975) et Patrick Miller (né en 1976) sont plus connus sous le nom de FAILE (anagramme de A LIFE). Ce duo d’artistes vivant et travaillant à NewYork crée des œuvres inspirées de la culture vintage , pop et des comics. Cette fresque se trouve au 110 Rue Jeanne d'Arc.

Juste après, c'est une des œuvres emblématiques du quartier signée du célèbre Seth le bambin en short. 

Seth, de son vrai nom Julien Malland, est connu pour ses œuvres d’enfants vus de dos ou en trois-quarts et aussi pour avoir animé des émissions sur le street art et se fait appeler le « Globe Painter », en référence au Globe Trotter. Cette fresque représente un enfant de dos qui ne souhaite pas vivre dans notre monde, et qui par conséquent, ne nous regarde pas.

Je passe sur les pandas et leur message écologique on ne peut plus clair, pour admirer les autoportraits de Jana (autrichienne née en 1985) & Js (français né en 1981) un couple d’artistes urbains, connu pour leurs créations à base de photos découpées pour créer des points de lumière et d’ombre et rehaussées à la bombe de peinture.

Dans leurs œuvres, Jana et Js se mettent souvent scène en train de photographier la ville et les passants ce qui renverse l'ordre normal des choses, car c'est souvent le passant qui les photographie.


Revenons sur le boulevard où il y a encore tant à admirer comme ces façades et balcons aux motifs bleus et blancs, ces frontons de magasins et les nombreuses petites œuvres éphémères d'artistes de rue plus traditionnelles qui exploitent niches obstruées, petits murs vierges et autres mobiliers urbains. On y trouve quelques noms bien connus du streetart français. Toujours en descendant le boulevard, deux grands personnages de Conor Harrington, un artiste irlandais vivant à Londres se font face. 

Sur cette fresque “Etreinte et lutte” Conor nous laisse imaginer la nature de leur échange : amical ou conflictuel en soulignant la possible opposition par le contraste des couleurs et postures. 

Un peu plus loin une splendide femme mystique domine la place. Cette fresque fait partie d’une série de trois murs représentant le même sujet. La première « Madre Secular » a été réalisée à Marseille et la dernière à Lisbonne en juillet 2016 par l’artiste Chilien Inti. La Madre Secular 2 est une représentation laïque de la sainte Vierge. Au lieu de la pomme d’Adam et Eve, elle tient dans ses mains la pomme de Newton. Son cou et ses gants, sont ornés d'étoiles et de planètes comme une carte du ciel. Ses bijoux faits de crânes arborent, eux, les signes de toutes les religions. Cette Madone du savoir et de l’univers se veut être un symbole du scepticisme.







Voilà pour ce très rapide tour d'horizon de ce qui vous attend dans ce quartier, haut lieu du streetart avec plus d'une centaine d'œuvres à découvrir.  Outre les événements cités en introduction, ne manquez pas de visiter les galeries comme le Lavo//matik et la galerie Itinerrance

Le Lavo//matik est une galerie-boutique est dédiée au street art. La foule d’objet qu’on y vend vaut le détour ! Un peu plus loin, vous trouvez la galerie Itinerrance, à l’origine de nombreux projets d’art urbain à Paris. Ici, il est possible de contempler les œuvres de grands artistes internationaux, dont ceux qui ont décoré le quartier.

Lavo//matik, 20 Boulevard du Général-d'Armeé-Jean-Simon, Paris 13e. Ouvert du mardi au samedi de 12h à 19h.

Galerie Itinerrance, 24 Boulevard du Général-d'Armée-Jean-Simon, Paris 13e Ouvert du mardi au samedi de 12h à 19h.




vendredi, août 12, 2022

[MATOS] J'ai testé les impressions du laboratoire SAAL et c'est top !

Greg CLOUZEAU

Vous allez rentrer de vacances en ayant fait le plein de nouvelles images et comme moi, vous n’aimez sans doute pas laisser ces photos souvenirs sur un disque dur. Quoi de mieux qu'un tirage d'art pour redécorer le salon pour se rappeler de ces bons moments tout au long de l'année ou un album photographique pour les partager. Il existe un très grand nombre de laboratoires proposant ces deux types d'impression en ligne. Il existe aussi une grande disparité de tarif et de qualité dans ces travaux photographiques. J'ai mes habitudes dans plusieurs laboratoires mais je voulais tester les services de SAAL Digital, un laboratoire allemand très réputé chez les professionnels notamment pour les livres. L'occasion m'en a été donné puisqu'en mai dernier, très exceptionnellement, j'ai accepté d'être le photographe bénévole et officiel du mariage de mes amis Greyg et Mel. Donc après avoir préparé et post traité mes images, j’ai décidé de leur offrir un reportage sur ces deux jours exceptionnels dans un livre photographique haut de gamme. J'en ai profité pour faire imprimer deux tirages d'art. Voilà donc mon retour d'expérience sur les services proposés par SAAL.

SAAL digital une solution multi produits
SAAL digital une solution multi produits
Vous connaissez sans doute ces services d'impression en ligne proposés jusque dans les grandes surfaces et qui font appellent à des laboratoires comme monalbum.fr ou photobox. Les offres commerciales sont souvent alléchantes mais en vérité, l'impression d'un livre photographique haut de gamme peut vite coûter très cher. En effet, pour une couverture rigide, une ouverture à plat et un papier photographique digne de ce nom, comptez entre 35 et 60 euros pour seulement une vingtaine de pages puis 0,5 à 1,5 € la page supplémentaire avec souvent un maximum de moins de 100 pages ! Pour offrir un véritable album de mariage à mes amis, je voulais un produit de qualité professionnel et, suite à quelques échanges avec des confrères, j’ai choisi de tester Saal-digital.fr, un spécialiste de l’impression (livres photos, tirages, faire-parts, posters, toiles photo, …). 

Je ne peux pas commencer cet article sans parler de ses conditions. Saal propose différentes offres commerciales et vous pourrez trouver sur leur site internet différents bons de réductions. Mais Saal offrent aussi des réductions en échange d'un peu de com'. Donc, vous l’aurez donc compris, l’article que vous allez lire sur mon retour d'expérience est en quelques sortes sponsorisé puisque j'ai bénéficié d'une belle réduction. Vous vous doutez bien que Saal Digital ne fait pas ça uniquement par philanthropie et amour des belles images et qu'il attend en retour un peu de visibilité. Pour autant, soyez en certain, ma critique sera sincère et transparente !

Pour Greyg et Mel, j’ai donc décidé de leur offrir un livre de la gamme pro, en format 30X20 paysage, sur papier photographique satiné avec une couverture similicuir imitant le lin. J'ai choisi ce format classique qui permet d'être rangé facilement dans la bibliothèque du salon tout en offrant de belles possibilités d'impression en double page ! Les possibilités de personnalisation de la couverture et de l'emballage cadeau sont exceptionnelles. J'ai écarté la version XT et ses magnifiques pages ultra épaisses ainsi que la couverture sous plexiglass car le livre promettait déjà d'être assez lourd avec une centaine de pages ! Saal Digital propose bien entendu différentes tailles et formats pour les livres photo classiques et plus économiques allant du petit 13×10 cm au grand livre 42×28 cm, avec différentes options de papier, de couverture et de coffret cadeau.

Chez SAAL vous commencez par choisir le produit, ses dimensions et ses options
ensuite vous faites votre mise en page. Bien entendu, vous pouvez changer les caractéristiques avant de passer commande et prix qui s'affiche se met à jour.


La création du livre

Pour la création de votre livre photo, Saal Digital vous propose plusieurs méthodes allant de la conception en ligne (AutoLayout) à la préparation d'un pdf sur logiciel perso en passant par le téléchargement de leur application de mise en page ou le livre automatique. J'ai opté pour l'ouverture d'un compte puis la création en ligne assistée par des modèles de mise en page prédéfinis. C'est rapide, intuitif et efficace. Le module de création se prend en main très facilement après quelques manipulations et la sauvegarde est automatique. 

Les solutions de mise en page chez SAAL
Les solutions de mise en page chez SAAL

Concernant les photographies, pour les mettre en page, vous allez les chercher dans le répertoire de votre ordinateur en alimentant chaque cadre. Elles se chargent automatiquement dans votre portfolio et vous pouvez les réutiliser ou les glissez sur un autre cadre d’image. Evidemment vous pouvez les déplacer d'un cadre à l'autre ou modifier la taille du cadre. Un petit éditeur d’image permet même de sélectionner une partie de photo à agrandir et diverses "améliorations". Pas très utile pour un pro mais idéale pour un album fait maison. Vous pouvez également insérer des textes. Pour cela il vous suffit d’ajouter un champ de texte. Vous pouvez modifier sa taille pour mettre plus ou moins de texte selon ce que vous désirez faire. Vous le déplacez ensuite à l’endroit souhaité et vous double-cliquez dessus pour modifier les paramètres principaux.

L'interface de conception du livre chez SAAL.
L'interface de conception du livre chez SAAL.
Une notion du format prédéfinie de l'image serait un vrai plus

Bon à ce stade, je n'ai pas trouvé de grandes différences avec ce que propose la concurrence. Une fois imprimé, j'ai seulement pu constater un petit défaut dans une mise en page du texte. D'ailleurs, je ne pourrai pas affirmer que ce n'est pas moi qui ait fait une erreur à la mise en page mais je n'ai pas vu de module de vérification ou d'outils de grilles qui auraient été fort utiles pour détecter cette anomalie. Certains concurrents offrent ce type d'avertissement y compris pour la qualité d'image. Je pense aussi que les cadres prédéfinis des images mériteraient une mention de format. En effet, quand vous placez plusieurs images format 24X36 sur une même page de 30 cm X 21cm, vous vous apercevrez vite que tous les cadres proposés ne respectent pas le rapport de 1,5 et donc fatalement, qu'une partie de l'image va être coupée. Enfin, les cadres peuvent être facilement déplacés. C'est heureux mais l'alignement des photographies et la régularité des marges blanches peuvent alors être affectés sans alerte. Dernier bémol, mon projet contient plus de 300 photographies HD ce qui dépasse la capacité de stockage de mon compte gratuit. Le logiciel me propose donc logiquement un up-grade avec paiement de 4€/mois pour leur stockage. Pas top pour un particulier mais idéal pour les professionnels qui peuvent aussi revendre depuis le site du laboratoire leur tirage ou livre.

En plus  des mises en page prédéfinies, des cliparts et des designs colorés peuvent être ajoutés. Vous pouvez bien entendu modifier les modèles en supprimant, modifiant ou ajoutant les cadres images, bref, vous pouvez être très créatif ! Dans mon projet, j'ai limité volontaire ce type de surcharges et, suivant le principe de "less is more", j'ai volontairement laissez des blancs, voir des pages blanches, pour laisser des respirations sur un projet déjà chargé en photographies. Cela permet aussi de "chapitrer" le livre par séquences. 

Bref, pour avoir utilisé d'autres solutions de mise en page pour ce type de produit chez des concurrents comme Blurb pour mon Guide sur les orchidées sauvages d'Ile-de-France, j'ai trouvé la solution SAAL un peu en retrait. Mais franchement, elle fait le job et l'important c'est plutôt que la qualité des impressions soit au RDV.

Alors, ce livre ?

Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps ! L’album est de très très belle facture, la couverture est agréable au touché et à l’œil. Avec une centaine de page, l'épaisseur du papier photo donne une tranche relativement épaisse qui lui confère un bel aspect de livre. La reliure est très propre et il faudra évidemment voir dans le temps si elle résiste bien mais franchement je ne vois pas pourquoi il y aurait un problème car les livres chez Saal sont montés à la main ! Les polices d’écritures du titre sont bien imprimées sans crénelage. J'aurai juste aimé pouvoir imprimer le titre sur la tranche mais je n'ai pas trouvé cette possibilité sur le site. Ayant choisi une version pro, je n'ai pas de code barre ou logo disgracieux sur la 4ème de couverture ou à l'intérieur. Enfin, petite astuce, j'ai volontairement laissé vierge la première page pour avoir une page de garde sinon, votre première image sera collée au dos de la couverture. 

Au niveau des pages intérieures, les photos sont imprimées sur un papier que j'ai choisi mat pour éviter les reflets et les tâches. C'est franchement une belle réussite et l'épaisseur est largement suffisante. Ce papier est vraiment parfait ! Aucune trace de doigt après lecture et c'est doux au toucher. L’impression et la reliure sont réellement faites pour que toutes les pages soient présentées à plat. C’est idéal pour les images qui se trouveraient à cheval sur deux pages. J'ai quand même pris soin de ne pas y placer trop de visages mais franchement, ces images sont parfaitement imprimées ! 

Colorimétrie et détails dans les hautes et basses lumières parfaitement respectés
Colorimétrie et détails dans les hautes et basses lumières parfaitement respectés

Concernant la colorimétrie et la netteté, là aussi rien à dire... Sur l’ensemble des 363 photographies imprimées sur ces 104 pages, SAAL a réussi toutes les impressions et les images ont conservé leur détails dans les hautes lumières comme dans les ombres. Ce n'était pas le plus facile car, comme souvent avec les photographies de mariage, les conditions d'éclairage entre les prises de vue du matin et de la soirée sont très différentes et j'avais sélectionné quelques images pièges ultra contrastées ! Bref, aucun problème d'impression tant dans les couleurs chaudes ou froides que dans les noirs profonds et les aplats des ombres. Ce livre photographique est donc très largement à la hauteur des exigences des professionnels et de leurs clients. 

Reste le tarif ! Comptez, dans cette version, 100€ les 52 pages, 156€ pour 100 pages, sans les frais de port ou le supplément boîte cadeau (magnifique) ou la couverture sous verre acrylique (rendu carrément dément mais qui alourdi l'ouvrage). C'est donc un beau cadeau mais peut-être pas le plus économique des imprimeurs pour un album de photographies de vacances.

Et pour les tirages d'art ?

Si la réputation de SAAL n'est sans doute plus à faire sur l'impression des albums photographiques de qualité, restait à savoir si leurs impressions papier et Dibond étaient de la même qualité. Coté interface, vous pouvez passer par le mode projet de votre compte personnel ou aller directement dans la partie création du tableau photo qui offre de très nombreux produits et finitions.

Comme pour les autres produits de Saal digital, la colonne de gauche de l'interface permet d'aller sélectionner sur votre ordinateur l'image que vous voulez imprimer, la partie centrale correspond à l'aperçu final de votre impression et permet de bien positionner la photographie dans le format sélectionné. Enfin, la colonne de droite permettrait d'ajouter différents éléments sur votre image, tel que du texte ou des illustrations mais là, franchement, je ne voit pas l'intérêt de ce gadget pour un professionnel. J'imagine que cela peut servir à certains... Vous avez la possibilité d'enregistrer votre projet afin d'y revenir plus tard. Une option vraiment très pratique lorsque l'on veut prendre le temps de peaufiner sa commande. Enfin, la dernière fenêtre permet de voir son panier d'achat et de passer la commande.

Interface SAAL de création d'un tirage d'art
Interface SAAL de création d'un tirage d'art


Bref, comme je l'ai déjà écrit plus haut, le logiciel Saal Design est vraiment très facile d'utilisation et intuitif mais on n'en attend pas moins pour pouvoir passer commande !

Bien évidemment, les tarifs dépendent du produit que vous avez sélectionné et des différentes options que vous avez pris. La livraison est effectuée par différents transporteurs et les frais de port dépendent également du produit acheté et de sa taille.

Les photographies utilisées ont été prise avec mon Canon EOS 5D2 et présentent donc une résolution de 5616x3744 pixels à 300 DPI et j'ai choisi pour ce test une impression sur un verre acrylique doublé aluminium baptisé GalleryPrint chez SAAL, en finition brillant pour des couleurs qui claquent bien. Au dos, un cadre de profilé aluminium permet d'accrocher facilement le tirage qui flottera à 1 cm du mur.

En tant que photographe, je fais très attention à la qualité de mes impressions et au rendu des couleurs et ce d'autant que cette image de concert a été choisie pour ses couleurs particulières et contrastes lumineux. Le rendu est bluffant ! Les couleurs et les ombres sont très bien respectées. On s'y croirait ! Bien évidemment, la gestion des couleurs et des espaces colorimétriques dépendent des outils utilisés, mais la différence avec mon écran est vraiment minuscule. Pensez tout de même qu'une impression peut paraître plus foncée que sur votre écran.

Les détails sont également très bien retranscris. Après avoir passé le tirage “à la loupe”, je n'ai remarqué aucune bavure ou défaut notable lié à l'impression. Le piqué de la photographie est donc très fidèle à la version numérique. 

J'ai aussi commandé un tirage sur papier photo Rag Baryta en 20X30 cm d'une de mes images en noir et blanc. Là aussi aucun problème et l’ensemble est homogène et très agréable à l’œil et c’est un régal de voir ses propres images imprimées.

Impression SAAL Digital GalleryPrint (sous verre acrylique contrecollé sur aluminium Dibond)
Impression SAAL Digital GalleryPrint (sous verre acrylique contrecollé sur aluminium Dibond)
Un film protecteur protège le tableau des éventuelles rayures de transport


Délai de livraison et conditionnement

1 colis avec 4 produits

Lorsque je commande sur le Net, je regarde toujours les délais annoncés pour la livraison, car parfois on peut avoir de très mauvaises surprises ! Je vérifie aussi les avis sur les éventuels problèmes de livraison des clients et la réponse apportée par le labo... Pour ma commande, entre l'ordre d'impression et la livraison, il s'est passé une petite semaine. Un délai rapide surtout que le produit a été expédié avec d'autres impressions commandées en même temps mais ne nécessitant pas les mêmes machines. Question conditionnement, ma commande regroupait des échantillons, un fragile tirage papier Rag Baryta 20x30 cm, un tirage sur aluminium Dibond et verre acrylique 40X60 cm ainsi que le fameux livre photo, le tout dans un seul colis. Pas de problème ! Le livre était emballé dans une enveloppe mousse insérée dans le carton. 

Ayant eu de grosses déconvenues avec de précédentes commandes de tirages par le passé, j’avais quelques craintes quant à la livraison, surtout pour des objets aussi fragiles et imposants. Mais heureusement, cette fois aucun souci tant du côté de l'emballage que du transporteur.

Un carton bien épais entoure le tableau et ne laisse aucun espace superflu. L’objet ne peut donc absolument pas bouger. A l’intérieur, le tableau est posé contre une autre plaque en carton, ainsi qu’une feuille de protection pour amortir les chocs et frottement avec les autres produits de la commande. Enfin, collé sur le tableau en lui même, un film protecteur vient protéger l'acrylique de toutes rayures. Une fois retiré, il ne laisse aucune trace.

On retrouve donc chez SAAL un emballage assez standard, mais qui a déjà fait ses preuves, sauf aléas du livreur ! On a vu mieux... mais surtout bien pire !

Conclusion

C'est donc un test très largement validé quelques soient les produits choisis ! Professionnels et particuliers peuvent commander chez SAAl les yeux fermés (façon de parler car se serait quand même dommage de rater le choix des images). Les livres photographiques comme les tirages sont d'excellente facture et respectent en tous points la qualité de vos images. Bref, un très très bon laboratoire en ligne.

Question prix, il y a moyen de trouver un peu moins cher ailleurs mais par expérience, vous aurez sans doute des surprises, et pas des meilleures, tant sur la qualité que sur les délais. J'ai d'ailleurs parfois fait appel à des imprimeurs low-cost à regret (bulle dans le laminage, tirage détérioré par le livreur à cause d'une insuffisance d'emballage, impression baveuse de mauvaise qualité, délais long et colis perdu...) 

Voilà. Donc si vous avez un projet de beau livre photographique ou de tirage d'exception, n'hésitez pas à commander chez SAAL, je suis certains que vous ne serez pas déçu par le résultat. 


mercredi, juin 22, 2022

Pourquoi et comment continuer de me suivre sur Insta ou Facebook malgré le nouvel algorithme ?

Rédaction TL²B

Je ne suis pas un grand fan des réseaux sociaux et encore moins des publications qui y font le Buzz.  Pour autant, je reste un fervent utilisateur de Facebook et Instagram qui, je dois le reconnaître, m'ont permit de faire connaître mon travail en dehors d'un petit cercle d'amis. Hélas, très régulièrement, ces plateformes commerciales révisent leur algorithme et mettent tout en œuvre pour faire disparaitre celles et ceux qui ont, comme moi, un comportement has been ou qui ne leur achètent pas de publicité ! Après, Facebook, c'est donc au tour d'Instagram de se débarrasser un peu des photographes ! Alors coup de gueule ou opportunité ? 

Les réseaux sociaux permettent à tous de diffuser une image en quelques clics d'à peu près n'importe où, n'importe quand et avec un simple téléphone ! Autant vous dire que j'ai rapidement saisie l'occasion d'y partager mes photos de rue plutôt que sur mon site. Un rendez-vous quotidien qui perdure depuis avril 2014 ! Mille cinq et quelques posts plus tard sur Instagram, ma communauté continue de progresser lentement. Si je ne cherche pas à faire croître mon audience en achetant des followers ou de la visibilité par des publicités, je garde quand même un œil sur les statistiques, histoire de savoir si une image vous plait et si, peut-être, elle se vendra. A ce titre, mon compte Instagram est un peu mon catalogue de street photographie beaucoup plus complet et à jour que cette page du site. Alors forcément, si plus personne n'y vient, quel intérêt de continuer...

En effet, il y a quelques jours, mes images ne reçoivent plus le même accueil. A peine une cinquantaine de likes et quelques commentaires alors que le mois dernier, elles dépassaient tous les jours la centaine. Aurai-je été discrètement bannis par Méta ? Une technique appelé shadow banning  qui rend nos posts  invisibles ou moins visibles, tout en les gardant visibles par lui même, en espérant que l'absence de réactions du réseau va finir par lasser l'utilisateur et l'amener soit à adapter ses publications, soit à les réduire, voire à carrément quitter la communauté selon Wikipédia. En fait, non, je suis simplement victime du nouvel algorithme comme beaucoup de confrères photographes. Si certains le regrettent au point de fermer leur compte, d'autres y ont vu l'opportunité de proposer autre chose.







Top 9 2021 comparé à 2021. Les 150 likes sont largement dépassés et les impressions largement supérieures au nombre de personnes qui suivent mon compte à l'époque.

Mais pourquoi Insta a t'il fait ça ? 

Business is business... Insta n'est pas plus philanthrope que les autres !

Son algorithme semble vouloir s’inspirer toujours plus des méthodes de son nouveau concurrent TikTok en privilégiant la vidéo et les formats 16:9 ! Après les story, ce sont donc les réels qui sont privilégiés pour la visibilité... Du coup, nos photographies fixes, en 4/3 format paysage et en noir et blanc en prennent un sacré coup ! Comme JC Pieri, pour Phototrend je m'interroge : "Pourquoi boycotter toutes les images qui prônent des sujets positifs ? L’écologie, les animaux, l’humain etc… Instagram s’en balance. Pas besoin de vous citer ce que l’on voit chaque jour et qui buzz pour aucune raison. Mais ça fait mal."

Boris Allin, photoreporter s’irrite également sur Télérama  « L’année dernière, mes photos faisaient entre 5 000 et 10 000 likes. Aujourd’hui, j’ai 20 000 abonnés supplémentaires, mais en à peine deux semaines, mes audiences ont chuté jusqu’à atteindre 2 000 likes au maximum, alors que je n’avais jamais fait au-dessous. »

Les photographes n'ont plus qu'à devenir vidéastes ou à acheter de l'espace publicitaire pour rester visibles ! Une tendance que confirme aussi à Télérama le photographe Éric Bouvet, qui lors de sa couverture du conflit ukrainien a innové avec ce qu’il appelle des « sonoramas » : « C’est ma voix qui commente des projections de photos, un format plus direct, plus intime, qui en deux mois m’a fait passer de 35 000 à 45 000 abonnés », se félicite-t-il. [...] Tout juste a-t-il fait attention au changement d’algorithme. « Notre métier est toujours allé plus loin que l’œil, car il faut inlassablement trouver de nouvelles façons de traiter d’autres sujets. Cela ne change donc pas grand-chose pour moi. J’ai surtout l’impression de voir passer beaucoup plus de publicité. »

Voilà. A chacun de faire son choix. 

De mon côté, je suis affligé du succès ces courtes vidéos dont le contenu est majoritairement et profondément sans intérêt ! Je hais les instagrameurs et autres influenceurs qui achètent likes et communauté pour nous inonder de publicités ou d'images banales. Je joue le jeu du follow back avec fidélité mais me sépare régulièrement des faux comptes et autres faux suiveurs.

Je n'ai pas l'intention de devenir vidéaste mais je resterai quand même sur les plateformes. Pourquoi ? Parce que pour le moment, les algorithmes me montrent encore ce que je veux voir, c'est à dire les comptes avec lesquels j'ai le plus d'interactions même si c'est entrecoupé de nombreuses publicités. Ensuite parce que j'ai une formidable communauté sur Insta et Face de bouc. Il y a parmi vous des artistes exceptionnels et inspirants, des clients auxquels je suis attaché, des grimpeurs des 4 coins de la planète qui apprécient autant mes créations de street art que mes images de Bleau et des professionnels qui ont mis spontanément en avant mon travail dans leurs publications et reposts. Ce fut le cas par exemple il y a peu avec la maison Canson Infinity qui fabrique de très bons papiers photographiques idéal pour les tirages d'art ! Une belle visibilité pour Francis Selier, Tommy Lei et moi







Sans mes comptes Instagram et Facebook, certains d'entre-vous n'auraient sans doute pas découverts et achetés mes images ! Alors je vais quand même pas cracher dans la soupe sous prétexte que la recette a changé. En revanche, je souhaite rester moi-même et je ne céderai pas aux sirènes marketing qui vont à mon avis à l'encontre d'un travail personnel et de qualité.  

Donc, à vous qui me suivez fidèlement depuis toutes ces années [encore mille mercis !], pour continuer de voir mes publications malgré l'algorithme, n'oubliez pas ces petits gestes qui feront comprendre à Insta et FB ce que vous souhaitez. Commencez par mettre mon compte ou ma page dans les favoris de vos flux. En effet, plusieurs facteurs déterminent ce que les utilisateurs voient d'un compte ou d'une marque dans leur flux Instagram à commencer par son intérêt, la date de publication et ses relations mais aussi le temps et la fréquence de visite et l'importance du compte.

Instagram prédit le niveau d'intérêt de chaque utilisateur selon son comportement passé. Ainsi, le réseau social a plus de chances de montrer une publication parlant de maillots de bain à un utilisateur qui a déjà interagi avec des contenus mettant en avant des maillots de bain, plutôt qu'à une personne qui ne l'a pas fait. Le comportement passé des followers joue donc en partie sur la visibilité d'une publication.

Pour choisir les publications, Instagram analyse la totalité des actions (dans l'ordre enregistrements -pensez à faire une collection de mes œuvres ;0) / partages de posts -merci de faire connaître mon travail à vos amis notamment via vos stories- commentaires et likes et ) pour déterminer les contenus qui plaisent à l'utilisateur pour lui en proposer davantage. Pensez y quand vous voyez cette petite barre d'icones, le cœur n'est plus l'élément prépondérant comme l'indique l'illustration d'ouverture de cet article.



Instagram fait aussi apparaître en priorité les publications des personnes qui comptent le plus pour l'utilisateur, comme ses relations les plus proches et d'autres comptes qu'il apprécie. Pour prendre en compte les centres d'intérêt de l'utilisateur, Instagram analyse ses marqueurs d'engagement. Par exemple, une de ses relations a publié plusieurs contenus et il lui laisse à chaque fois un commentaire. L'algorithme Instagram va comprendre que ce compte est important pour l'utilisateur. En effet, les personnes qui ont déjà interagi par des commentaires, des tags ou encore des likes par le passé avec un compte auront plus de chance de voir apparaître les nouveaux contenus de ce compte en haut de leur fil d'actualités. 



Un utilisateur qui se connecte régulièrement ne verra pas les mêmes publications qu'un membre ultra-connecté. En effet, Instagram essaie de montrer à ses visiteurs les meilleures publications depuis leur dernière visite. Un utilisateur qui visite fréquemment son compte Instagram aura un fil d'actualité plutôt chronologique, alors qu'un utilisateur qui se connecte peu aura un fil d'actualité basé sur ses intérêts. Le temps d'utilisation d'Instagram joue également un rôle dans la sélection des publications.

Vous comprendrez alors aisément pourquoi il est important non seulement de mettre un petit cœur à mes photographies mais surtout de les enregistrer dans une collection, de partager mon contenu dans vos stories, de discuter en message privé ou de converser dans les commentaires.

Voilà, et si vous m'achetez un ou plusieurs tirages n'hésitez pas à publier une image de leur installation sur vos murs ! Je sais, c'est la crise pour tout le monde mais sachez que j'ai baissé mes tarifs et vous propose maintenant d'acquérir un tirage papier en édition limitée dès 70€ !

Merci à vous

et à eux !



















POSTERS OU TIRAGES D'ART ?

  • FONTAINEBLEAUPremières nuances de grès
  • FONTAINEBLEAUMéditation Zen
  • TIRAGESCaisse Américaine
  • STREETA l'Affiche
  • STREETCollection Lèche vitrine
  • TRIPTYQUEZen à l'eau