mardi, décembre 20, 2016

[STORYTELLING] LA PETITE FEUILLE AU FIL DE L’EAU

Greg CLOUZEAU

Cette série automnale est l’histoire d’une petite feuille qui se dissout au fil de l’eau illustrée par une série de clichés réalisée en bord de Seine.

Aux images froides et quasi-monochromes de moins en moins chargées on arrive à des images plus chaudes où les couleurs d’une feuille d’automne semblent s’être diluées dans l’eau douce de la Seine.

Comme toujours avec mes travaux, ceux-ci sont réalisés à main levée et sans post production (pas de retouche, peu de recadrage…) en laissant la lumière dessiner des oeuvres aussi naturelles qu’abstraites.


Ne s’intéresser qu’à la technique en photographie c’est un peu comme savoir bien écrire sans savoir raconter d’histoire, et oublier le pouvoir narratif des images, le pouvoir de raconter ces histoires, c’est un peu comme parler pour ne rien dire. Je reconnais que c’est un peu extrême, mais je vous parle d’expérience.
On ne choisit pas la photographie par hasard. Même d’un point de vue amateur. Si vous pensez que la seule chose qui nous intéresse c’est d’être un meilleur photographe, vous vous mettez le doigt dans l'œil à travers l'objectif !  Les images qui nous bouleversent sont souvent qui nous procurent de l'émotion. En général, elles nous font découvrir quelque chose que nous n’avions pas vu. Elle nous montre la vie sous un autre angle.


Travailler le fil conducteur ou storytelling

C'est une des grande tendance actuelle de la photographie, raconter une histoire en quelques images. Vous choisissez un thème et vous commencez à construire l’histoire.

C’est évident, il existe une multitude de façons de raconter une histoire. Avec un script et des comédiens, avec des mots sur une page blanche. Tous les moyens et supports sont bons pour faire usage de son inventivité et développer sa propre narration. Inévitablement, lorsque l’on évoque la notion de récit photographique, on pense d’emblée au roman-photo, un peu has been . Oui mais non ! Comme son nom l’indique, le roman-photo associe une forme littéraire scripturale à des images.  En soi, les visuels du roman-photo n’ont de sens que grâce au texte qui les accompagne.
Le récit photographique, n’a besoin de personne. Il se suffit à lui-même : pas besoin d’envolées lyriques en guise de légende. La magie opère purement et simplement grâce aux photos en elles-mêmes. Enfin, j'espère !
Voici la petite feuille au fil de l'eau...




A cet effet, il est intéressant de prendre en compte les règles de composition, le sens de lecture de la gauche vers la droite, et la façon dont les images sont construites pour les déconstruire…ou pas.
On peut faire du storytelling avec une seule image… ou plusieurs. On imagine souvent qu’on ne peut pas mélanger plusieurs styles ou plusieurs thèmes, mais cela est faux. La façon dont nous associons les images créée un dialogue entre elles, et par la même une narrative.


Sauf dans le cas de photos documentaires ou  photojournalisme où le but est de  mettre en évidence, de souligner, de dénoncer, bref, de mettre en valeur aux yeux du monde une histoire, on ne crée pas une histoire pour les autres. On l’a crée d’abord pour soi d'abord et mais pour la partager aussi..."Il faut avoir une idée précise de ce que l'on veut raconter, un fil conducteur, une trame narrative", affirme le photojournaliste Wilfrid Estève. Ce fil conducteur ne doit pas être laissé au hasard. Il faut avoir quelque chose à raconter. Quelque chose de réfléchi, de travaillé. En gros, prendre en photo son chat dans de multiples positions ne suffit pas à composer un récit photographique. L’écriture d’un scénario, voire d’un story-board servant d’ébauche au récit envisagé, est nécessaire. Heureusement "On peut construire un récit, une narration en développant son imaginaire et sa créativité également, d'après Wilfrid Estève. Je pense par exemple à la recherche d’une écriture associant image et texte".
Les autres images de cette série sont ici :








vendredi, décembre 02, 2016

[MAKING OF] D'UNE BELLE IMAGE DE PARAMOTEUR HIVERNAL À CHAILLY EN BIÈRE

Greg CLOUZEAU
Rentrant d’une belle séance d’escalade et profitant des tous derniers rayons de soleil avant l’installation du froid glacial d’une nuit sans nuage, j’observais la course de plusieurs para-moteurs survolants les champs entre Barbizon et Chailly en Bière en Seine et Marne.

La lumière est trop belle, je décide de shooter à travers les fenêtres de la voiture, vitre grande ouverte pendant que notre conducteur nous reconduit à la maison !
Forcément, il y a quelques images ratées mais…





Paramoteur à Macherin, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau

Paramoteur à Macherin, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau





Paramoteur à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau
Paramoteur à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau





Soleil couchant à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau
Soleil couchant à Chailly en Bière, 77, (C) 2016 Greg Clouzeau





vendredi, novembre 18, 2016

[REPORTAGE] LES BIÈRES DE FONT AND BLEAU

Greg CLOUZEAU



Il y a quelques jours, pour illustrer un article de la Tribune Libre de Bleau, je me suis lancé dans un shooting improvisé des bières de Font and Bleau. Je connaissais déjà Boris et Sylvain, tous deux guides naturalistes en forêt de Fontainebleau et photographes passionnés. Natifs de la région, ils ont associé, en 2011, leur travail photographique dans leur projet « Fontainebleau Sauvage« , qui débouchera sur de multiples expos et un livre.

La brasserie PACHAMAMA est donc leur troisième projet axé sur le territoire. Au delà des photos d’illustration, j’ai fais quelques essais sur les verres, le houblon, les céréales… en attendant d’aller faire un vrai shooting au cœur de la brasserie. Pour cette série, je n’ai utilisé que l’éclairage en place dans la salle d’escalade Arkose à Massy (autrement dit, pas très bon, très froid, ou très jaune). Dans ma prochaine série, en plus des opérations de brassage, je note qu’il faudra essuyer les verres afin d’éviter toutes traces de poussières et saletés et bien entendu photographier le précieux liquide doré, ses bulles, sa mousse onctueuses avant de vider les verres.



Pour ces photographies, j’ai essayé de garder une certaine chaleur au produit en privilégiant des couleurs et ambiance jaune.

Pour les capsules, le rendu est un peu plus froid.

Dites-moi ce que vous en pensez ?

jeudi, novembre 10, 2016

[ALBUM] SHOOTING AUTOMNALE AU GOLF DE BOIS LE ROI

Greg CLOUZEAU
Practice sur eau de Bois le Roi, 77, (C) Greg ClouzeauIl ne fait pas très beau ces jours-ci et grimper à Bleau est un peu compliqué en ce moment. Du coup, pourquoi ne pas profiter des magnifiques couleurs de l’automne en allant à la Base de Loisirs de Bois le Roi et taper quelques balles au dessus de l’eau sur le practice ? Et si comme moi, vous bénéficiez d'une extraordinaire lumière et d'une grosse averse, nul doute que vous allez faire de très belles images ! Sinon, celles-ci sont bien entendues disponibles à la vente…






Le golf de l’Ile de Loisirs de Bois-le-roi est situé entre la Seine et la forêt de Fontainebleau. Le parcours compact de 9 trous est plutôt vallonné et comporte de nombreuses pièces d’eau. Du coup, avant de s’y lancer, passage par le practice sur eau et ses 20 postes (dont 18 couverts). Des cibles flottantes vous permettent de juger de la longueur ou de la direction de vos coups. Une ligne d’eau délimite 1 fairway virtuel de 180 mètres de long et 50 de large.




Renseignements


Voici une sélection de mes images de cette journée automnale  au golf de Bois le Roi. N'hésitez pas à cliquer sur une image pour basculer en mode plein écran. Les photographies seront plus belles.
Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau



Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau


Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau


Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

Golf de Bois le Roi, 77, (C) Greg Clouzeau

vendredi, novembre 04, 2016

[TECHNIQUE] REUSSIR DE BELLES IMAGES DE L'AUTOMNE

Greg CLOUZEAU
L’automne est une saison très appréciée par tous les photographes de paysages. Forcément, face à de telles couleurs, comment résister à prendre en photo ces tableaux naturels !? A Fontainebleau, chaque année, je consacre quelques sorties à la prise de photographies automnales en privilégiant les bouleaux, châtaigner et hêtres pour leur feuillages aux couleurs chatoyantes (voir sur mon blog Fontainebleau Passion). Cette année, profitant d’un séjour bourguignon, je suis allé traîner dans les vignes dont les couleurs vont actuellement du jaune vif au rouge vin. L’occasion pour moi de vous livrer quelques trucs et astuces pour réussir vos photos à ces heures dorées…
C’est au pied des impressionnantes falaises de Cormot, au-dessus du pittoresque petit village de Cormot-le-Grand, près de Nolay que les dernières vignes de l’appellation Hautes Cotes de Beaune s’étirent sur plus de 9 hectares. En quelques semaines, les dernières feuilles vont passer du vert au jaune, puis à l’orange, rouge, violet…

 Mais au faite, pourquoi les feuilles changent-elles de couleur ?


C’est à cause de la chlorophylle et de la carotène ! En effet, du printemps à la fin de l’été, l’énergie de nos plantes vient de la production en grande quantité de chlorophylle qui donne cette couleur verte aux feuilles. À l’automne, en raison de la diminution de la durée du jour et de la chute des températures, les feuilles arrêtent leur processus de fabrication. La chlorophylle se décompose petit à petit et la couleur verte disparaît. Apparaissent alors les couleurs jaunes et oranges des pigments de carotène (ceux-là même qui colorent les carottes) contenus dans les feuilles. Dans les vignes, d’autres modifications chimiques forment des couleurs supplémentaires grâce à l’élaboration de pigments d’anthocyanine rouge.

Vigne de Cormot, Bourgogne, (C) Greg Clouzeau

Vignes et falaises de Cormot, Bourgogne, (C) Greg Clouzeau


Comment mettre en valeur ces paysages automnaux ?



A l’automne, les couleurs se réchauffent doucement. La lumière baisse et pénètre même au cœur des forêts d’habitude plus opaques. Je pars du principe que vous maîtrisez déjà les techniques de bases de la photographie de paysage que j’ai déjà abordé ici. On ne parlera donc pas ici composition ou cadrage… Voici alors quelques conseilles pour réussir vos photos d’automne !


1° Connaître les lieux


Avoir fait un repérage préalable, peut-être lors de sorties photos cet été, est souvent un véritable atout ! Avec un peu d’expérience, on peut imaginer ce que va donner tel ou tel paysage en automne voir d’anticiper pour un hiver neigeux ! Outre les possibilités de cadrage, ce qui est intéressant c’est de voir où se lève et se couche le soleil en se rappelant qu’il sera plus bas en octobre. Sans jouer les Vincent Munier, connaître les lieux est toujours un avantage en photo !



Vignes de Cormot, Bourgogne, (C) Greg Clouzeau
Vignes de Cormot, Bourgogne, (C) Greg Clouzeau



2° Choisir son heure


Certains disent qu’en automne on peut shooter quand on veut et même en pleine journée ! C’est pas faux mais le matin vous bénéficiez des brumes et brouillards qui diffusent admirablement une lumière parfois très chaude (jaune orange) ou très froide (presque bleue) qui donneront une atmosphère très particulière à vos images. A partir de novembre, profitez des premières gelées pour faire de la macro. En journée, par beau temps, faites claquer les couleurs de l’automne sur un fond de ciel bleu. Mais mon heure préférée est sans doute celle qui marque la toute fin d’après-midi, celle que les photographes appellent les Golden Hours ! Un pluriel parce qu’en fait, il y a aussi ce phénomène le matin…



Vue sur Nolay, Bourgogne, à l'heure dorée. (C) Greg Clouzeau
Vue sur Nolay, Bourgogne, à l'heure dorée. (C) Greg Clouzeau

Les avantages photographiques de ces deux moments de la journée sont nombreux : les ombres sont moins noires et très étendues, le ciel est très coloré. Pour peu qu’il y ait des nuages, on obtient des paysages fantastiques sans la moindre retouche. Mais surtout, vos images suscitent immédiatement une forte émotion par leur côté chaleureux. Du coup, la sur exposition de certaines parties du ciel ou les phénomènes de flare peuvent être pleinement exploités.


Golden hour à Cormot, Bourgogne, (C) 2016 Greg Clouzeau
Golden hour à Cormot, Bourgogne, (C) 2016 Greg Clouzeau



3° Jouer avec la météo


Les automnes se suivent mais ne se ressemblent pas. Une manière sympathique de dire que le temps est parfois instable et imprévisible : pluie, brouillard, givre doivent être exploités. Il faudra alors parfois sortir un pied photo car les vitesses de prise de vue vont être diminuées… Incompatible avec ma pratique de randonnée…



Vue sur Nolay, Bourgogne, juste avant l'heure dorée. (C) Greg Clouzeau
Vue sur Nolay, Bourgogne, juste avant l'heure dorée. (C) Greg Clouzeau



4° Sortir un filtre polarisant


Je ne suis pas un adepte des filtres mais si vous avez un polarisant circulaire, il peut vite être utile et apporter une amélioration significative de vos images. Le polarisant approfondit la couleur bleue du ciel, sature les couleurs, réduit les reflets de l’eau et sur les feuilles et permet d’éviter certaines sur-exposition ou de re-donner de la matière au ciel. Un avantage supplémentaire de l’utilisation d’un polarisant est qu’il traverse la brume dans l’atmosphère. Cette clarté accrue permet aux sujets de se détacher du ciel. Certains photographe utilisent aussi les filtres avec dégradés de gris pour compenser le trop fort éclairage d’une partie de l’image.



Vignes et falaises de Cormot, Bourgogne, (C) Greg Clouzeau
Vignes et falaises de Cormot, Bourgogne, (C) Greg Clouzeau
Et puis si une de ces images vous plaid, n'hésitez pas à me contacter pour en commander un tirage d'art en série limitée. A mon avis, certaines d'entre elles sont tout à fait adaptées à la mise en valeur d'un intérieur rustique ou d'un caviste !

lundi, octobre 31, 2016

[SPORT] MES IMAGES DES FINALES DU CONTEST ESCALADE POUR LES 18ANS D’ANTREBLOC

Greg CLOUZEAU
Samedi 22 octobre 2016 avaient lieu les 18 ans de la première salle de blocs parisienne : ANTREBLOC. L’occasion pour moi d’un grand retour en arrière et de retrouver quelques amis de longue date à commencer par Fred et son père, Jean Claude ainsi que Snapman. L’occasion, aussi de découvrir la petite cure de jouvence de cette salle qui s’est doté de nouveaux profils, tapis, plus tout un équipement sons et lumières ! Comme ANTREBLOC ne fait rien à moitié, le traditionnel contest d’escalade s’était transformé en première étape du Rock Tour Globeclimber, qui réunit 6 salles d’escalade parisiennes cette année.



Il y avait foule pour le contest d'escalade à Antrebloc
Il y avait foule pour le contest d'escalade à Antrebloc

Il y avait foule pour le contest d'escalade à Antrebloc
Après les qualifications de l’après-midi, il faut attendre 19h30, pour la grande transformation de la salle. Les enceintes crachent du son et les projecteurs illuminent nos amis les slakeurs pour un show de jumpline.
A 20h30, fini les saltimbanques places aux finales d’escalade ! Dans une ambiance très rouge, 6 filles et 6 garçons vont s’affronter dans des voies dignes d’une coupe du monde dont un redoutable Hightball de 7 mètres !

Normal vu les forces en présence : Alizée Dufraisse, Mélanie Sandoz, Sandrine Ramin, Sidonie Gaillard, Hélène Roy et Anaïs de Feraudy. Chez les mecs, le spectacle était également au rendez-vous avec Guigui Glairon Mondet, Alban Levier et Manu Cornu ainsi que Théo et Greg (pas moi, l’autre).

Je reviendrai très certainement sur les conditions de ce shooting, très difficile en terme de gestion de la lumière. C’est aussi pour cette raison que j’ai choisi de traiter une grande partie des images en noir et blanc plutôt qu’en couleur. Après plus de 2000 clics dont 600 jetés directement dans la poubelle, voici une sélection parmi les 170 clichés retenus pour l'album souvenir de cette soirée mémorable à plus d'un titre.


Au passage, petite remarque à tous mes amis compétiteurs. Mes images ne sont pas gratuites. J'accepte volontiers que vous les partagiez ou que vous les utilisiez pour votre promotion mais à la condition qu'il n'en soit fait aucune utilisation commerciale par vos sponsors et que bien entendu, leur diffusion soit créditée… N'hésitez pas à me contacter.
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