[ALBUM] Retour en images sur les 3 spectacles en solo des Affolantes 2023

Pour ce deuxième épisode de mon reportages sur le Festival 2023 des Affolantes de Melun, j'ai choisi de vous présenter au travers d'une sélection de mes images trois spectacles d'art de rue joués en solo qui ont fait rire un public venu en masse nécessitant quelques aménagements supplémentaires de la part des organisateurs à force de déménagements de tapis !
On parle de "solo" mais ces performances ne prennent réellement toutes leurs saveurs qu'avec un public nombreux et réactif et, de ce côté là, nos artistes étaient donc servi.


Elodie Meissonnier crée son personnage de Madam'kanibal en 2015 pour son spectacle "Anatomik". A travers des techniques de jeux burlesque, de manipulation d'objets utilisés à contre-emploi et de fakirisme, Elodie nous emmène dans son univers où la dureté se mêle à la douceur. Comme tous les fakirs, Madam'Kanibal vous inspirera parfois le dégoût notamment quand elle mange et dans le même temps vous fera exploser de rire. Son personnage, pleins de paradoxes, met en avant de multiples facettes d'une femme en quête d'amour et prête à beaucoup de choses pour séduire l'élu de son cœur, victime choisie dans le public. Bref, voici un spectacle étonnant qui mêle poésie, danse et fakirisme. On peut retrouver Madam'Kanibal dans différents festivals art de rue en France et à l'étrangers. 
 






































Toujours dans la catégorie des performances solitaires qui font rire, après la femme fakir, c'est l'homme un peu fou que je suis allez voir ! Thomas Leterrier, alias Réverbère, multiplie les prouesses, toutes inutiles et impossible pour le simple plaisir du partage avec le public. Assis sur un improbable fauteuil d'Emmanuelle, vous apprenant à manier le fouet avec adresse, il développe ses théories sur l’échec et le ridicule avant de les prouver par le geste avec la complicité d'un public très vite acquis à sa cause quitte à le soudoyer à grands coups de Calva ! Il prouve avec malice que le ridicule ne tue pas.
On est ici dans la catégorie du jonglage burlesque, mais Thomas c’est surtout un pitre qui n'est pas sans me rappeler quelques camarades. Vous savez ce bon copain un peu potache qui en fin de soirée avec un ou deux verres dans le pif vous lance "et si on faisait..." et qui joint le geste à la parole même si c'est complètement stupide ! Bref, Thomas parle et interpelle le public, pour improviser à la moindre occasion et j'en ris encore !

























Et pour en finir avec les spectacles solos clownesques présentés sur cette 6ème édition des Affolantes de Melun, je ne peux que rendre hommage à la merveilleuse performance de madame Pina Loche, créé et interprété par Lucile Schlieper. Un spectacle de clown, drôle mais aussi émouvant qui surfe sur les codes de la féminité en les détournant. Un spectacle qui fera beaucoup rire les enfants mais qui ne laisse pas indifférent les parents qui seront sans doute touchés par ce regard porté sur le corps féminin dans une époque marquée par les stéréotypes,  la perfection et  l’hyper-sexualisation. 

Inspiré des univers de Jacques Tati et des années 50, ce spectacle revendique une esthétique léchée, très cinématographique et joue avec les codes et références d’une époque éminemment marquée par le début des congés payés et l’après-guerre.
Pina Loches est en vacances... enfin l'occasion d'aller voir la mer. Elle s'est bien préparée et équipée. Elle y est, elle s'installe , elle est optimiste, mais jusqu'à quand ?











































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