mardi, novembre 06, 2018

La grande expo photos 2018 à Fontainebleau

Greg CLOUZEAU
Comme je l'avais annoncé sur mon blog dédié à Fontainebleau, avec 18 autres photographes locaux, nous avons exposé dans les salons de l'Aigle Noir, grand hôtel bellifontain, les 03 et 04 novembre 2018. Organisée sur le pouce par mes amis Alexandra Gérat et Franklin Lecointre, deux artistes talentueux avec qui j'avais déjà exposé au Festival Phémina de Nemours, cette exposition fut un énorme succès.
Vous avez été en effet plus de 2 000 à nous rendre visite sur ces deux journées. Et ce fut un immense plaisir que d'échanger avec vous sur nos prises de vue, la nature mais aussi exposition à venir, vente, etc. Je rentre avec le plein de projets (dont peut être une exposition) et une nouvelle adresse pour la distribution de mes tirages d'art puisque ceux-ci ont été sélectionné par Florence pour la vente dans sa boutique Art Beaux & Sens située Rue de la Cloche à Fontainebleau.
Un grand merci à toutes et tous et notamment à Gérard (dit Yo) pour ses images d'un succès inattendu et à Franklin d'avoir réussi à nous tirer le portrait.
En espérant que cette exposition sur la forêt en appelle d'autres avec plus de moyens…





photo 1-2










De mon côté, pas d'image spectaculaire d'escalade, de grandioses paysages, ni même de CréNatures ! Pas d'espèces emblématiques non plus. Même pas de lumières incroyables... Juste la beauté de la nature dans ce qu'elle a de plus simple et accessible à tous : ses rochers présenté sur quelques triptyques  minimalistes car aujourd'hui : "Less is more" !
Pour celles et ceux qui n'ont pas pu venir ou qui voudraient revoir mes triptyques avant, qui sait, d'en acheter un, ils sont tous visible (et plus même) sur ma galerie de vente de tirages d'art :

lundi, septembre 10, 2018

[SPOT] Les 7 couleurs de la terre à Bréhec

Greg CLOUZEAU

Il n'est sans doute pas nécessaire de traverser la moitié de la terre pour observer cette merveille géologique et c'est une nouvelle fois les terres bretonnes qui m'en ont apporté la preuve. Vous avez probablement déjà vu ces magnifiques images des paysages rocheux multicolores des Rainbow Mountains. Il en existe plusieurs sites sur la planète dont celles du parc géologique national de Zhangye Danxia situé dans la province de Gansu, en Chine. 

Au nord de l’Argentine, dans la région de Jujuy, se cache une autre véritable merveille de la nature, la Quebrada et ses innombrables montagnes et ravins multicolores. Au Pérou, à plus de 5 000 mètres d’altitude, la montagne Vinicunca réserve aux plus courageux ce magnifique spectacle d'alternance de couleurs allant de l'ocre au rouge sang en passant par tout une gamme de vert et de bleu ! Des couches de sédiments se sont accumulés sur des millions d’années pour créer un univers unique qui semble sorti de l’imagination d’un peintre géant. Elle ressemble à un gros bonbon arlequin aux bandes d’oxyde de fer rouge, de sulfate de cuivre vert, de souffre jaune.. Bref, les exemples de merveilles géologiques ne manquent pas sur la planète et si la France offre elle aussi de remarquables curiosités, je ne pensais pas tomber sur un site offrant ces mêmes palettes de couleurs. C'était sans compter sur la magie de la Bretagne ! Donc après ma visite du remarquable port de Gwin Zegal ou le curieux sillon de Talbert, voici la falaise aux sept couleurs de Bréhec où plus scientifiquement, la série rouge de l'Anse de Bréhec.

Surprenante roche d'arigilite avec polygones de dessiccation, Bréhec, (22) Bretagne
Surprenante roche d'arigilite avec polygones de dessiccation, Bréhec, (22) Bretagne


C'est au bout de la plage que se trouve ce petit bout de falaise très curieux. Une fois exploré, il ne m'aura fallu que quelques clics ensuite sur la toile pour en apprendre un peu plus sur cette géologie atypique. 

ELEMENTS SCIENTIFIQUES


" Les séries rouges des bassins de Bréhec et Plourivo reposent sur un substratum briovérien ; elles appartiennent à un ensemble qui s'étend jusqu'au Cap Fréhel, à Jersey et à la côte normande. Comme en Bretagne centrale où elles sont également très développées, ces séries rouges sont associées à un volcanisme d'âge ordovicien.


Plage de Bréhec au soleil couchant, 22, Bretagne


L'évolution des dépôts détritiques permet de suivre l'évolution des bassins de Bréhec et de Plourivo. Les fossiles sont totalement absents dans toute la série et la reconstitution des environnements de dépôts est essentiellement basée sur l'étude des structures sédimentaires. Après une période initiale continentale marquée par des cônes de déjection, l'extension des bassins va amener une première série de brèves incursions marines avec installation d'un système deltaïque (Formation de La Roche-Jagu). Le retour aux conditions continentales est marqué par des effusions et projections volcaniques (volcanites de Plouézec) et par le développement d'un important système fluviatile (Formation de Toul-Lan). Le sommet de la série actuellement visible (Formation de Plourivo) marque le retour à un environnement marin de plate-forme.
D'extension réduite l'anse de Bréhec permet d'étudier aisément le contact avec le soubassement briovérien (Formation de Minard) ainsi que les premiers stades de comblement (Formation de Port-Lazo) du bassin de Bréhec. [...]


Anse de Bréhec : le début du comblement
Le contact discordant entre les conglomérats de la Formation de Port-Lazo et les turbidites briovériennes est remarquablement exposé. Les très bonnes conditions d'affleurement permettent d'étudier la superposition, à la base de la série, de plusieurs cônes de déjection ainsi que les liens entre la sédimentation et la tectonique d'extension du bassin. Les faciès plus fins, correspondant à la plaine alluviale, sporadiquement envahie par la mer, sont caractérisés par la fréquence et l'excellente conservation des figures sédimentaires : rides de courant et de vagues, polygones de dessication, etc... "

Surprenantes couleurs des différentes couche d'arigilite, Bréhec, (22) Bretagne
Surprenantes couleurs des différentes couche d'arigilite, Bréhec, (22) Bretagne


Nous avions peu de temps ce jour là (faut un peu suivre les marées...) et ce n'était pas le but de notre randonnée donc je n'ai pas encore exploré totalement la zone et son potentiel photographique mais franchement cela vaut plus qu'un coup d’œil ! Pour mémoire, toutes mes images sont garanties 100% couleurs naturelles !!!

Vous découvrirez dans mes images les argilites, avec leurs variations de couleurs (rouge = oxyde ferrique, vert = hydroxyde ferreux, avec chlorite pour les verts  sombres). L’argilite « résulte de la consolidation de couches parallèles de microfeuillets d’argile ou de boue argileuse fine » – Wikipédia

Dans ces argilites, on peut voir des « nodules » qui se sont formés en même temps que les dépôts argileux… ils ont une couleur plutôt jaunâtre… et une composition calcaire. « Un nodule est une concrétion minérale arrondie dont la composition diffère de celle de la roche encaissante » Wikipédia

Et les polygones de dessiccation « Dessèchement d’un sédiment. Cela entraîne pour les argiles la formation de fentes dessinant des polygones (fentes de dessiccation) »

D'importantes cavités appelées « confessionnaux » sont aussi visible tout au bout de la plage, juste à côté du passage où le GR descend au bord de la plage avant de remonter (sous le piton de la première photo ci-dessous).

J'y reviendrai avec un peu de matériel photographique ! En attendant bonne découverte et SVP, respectez le site !


La suite des images se trouve dans cet album

















vendredi, août 31, 2018

7 Astuces pour obtenir des photos nettes sans pied

Greg CLOUZEAU
Je suis un photographe "aventurier" et "opportuniste". En effet, je pars très souvent sans vraiment savoir quel type de photographies je vais faire notamment lors de mes randonnées ou séance d'escalade. Comme je me traîne déjà un boîtier pro qui pèse un âne mort, je ne m'encombre jamais d'un pied photo (trépied ou monopod). Du coup, s'il me prend l'envie de faire des images dans des conditions de lumière difficile, je dois improviser. D'ailleurs lors d'une randonnée, d'une course de montagne, ou d'une descente en canyon, je me vois mal dire à mes compagnons, "attendez-moi, je dois monter un pied photo pour réussir mon image de filé de cette cascade, mon panorama ou cette photographie d'un éclair" ! Déjà qu'ils ont du mal à supporter mes arrêts incessants pour capturer ici un papillon, là un paysage, j'imagine ce que cela donnerai si j'avais un compagnon à 3 pattes ! Alors, comment réussir des images nettes avec des vitesses très lentes ? Voici quelques astuces testées sur le terrain et qui permettent de se passer d'un pied même pour le feu d'artifice de la Saint Louis à Fontainebleau !







En générale, pour faire des images nettes, il faut certes bien faire la mise au point mais aussi adapter sa vitesse et être le plus stable possible. On dit souvent que la bonne vitesse d'obturation correspond à l'équivalent du ratio focale/vitesse soit avec un 24 mm jamais moins de 1/24s en plein format ou, avec un capteur type APS-C et son coefficient multiplicateur proche de 1.5, 1/36s. A ces vitesse là, avoir une image nette à main levée, c'est déjà pas gagné ! On peut certes avec un peu d’entraînement adoucir ou retenir sa respiration par exemple pour moins bouger mais bon après la montée du raidillon au col trucmuche, moi j'ai du bien mal à reprendre mon souffle. Et quand j'y suis, mes amis repartent !!! Donc voici quelques trucs qui peuvent vous sauver...enfin, vos images.


Primo, enclencher la stabilisation de l’objectif. Bah, oui, un bon objectif de reflex est en général pourvu d'un sélecteur nommée VR chez Nikon (pour Vibration Reduction) et IS chez Canon (pour Image Stabilizer) qui vous permettra de compenser les flous de bouger. Bon, attention c'est quand même pas la solution miracle mais ça aide. Ensuite, posez-vous bien sur vos deux jambes légèrement écartées et collez le coude qui soutient l’appareil contre l’abdomen. Calez l'objectif dans le creux de votre mains, inspirez profondément et déclenchez en expirant doucement et lentement.

Deuzio, passez en mode rafale ! Dans les conditions très mauvaises, en shoottant 4 à 6 images en continue, j'ai souvent sauvé une image ! En effet, vous avez mathématiquement plus de chance d’obtenir une photo nette car vous n’aurez plus le mouvement de l’index venant appuyer sur le déclencheur et qui est une des premières sources de flou de bouger.


Un sac peut très bien remplacer un trépied
Un sac peut très bien remplacer un trépied

Tertio, utilisez un pied de fortune. Un tronc ou une branche d'arbre, un rocher, ou même le sol, bref, toute surface réputée immobile peut vous aider à stabiliser soit l'appareil, soit vous même. Du coup, vous entendrez sans doute parler de "beanbag", "ricebag" et autres petits sacs remplis de haricots secs ou riz bio utilisés par certains photographes pour caler leur objectif notamment en photographie de rue pour rester plus discret qu'avec un trépdied. Avantage, c'est facile à confectionner soi-même. Une chaussette de ski ou un bas nylon peuvent très bien faire l'affaire et comme en randonnée le poids et un ennemi, on peut facilement les remplir de billes de polystyrène à l'image des poufs des années 70's. Personnellement, dans 90% des cas, mon sac à dos fait office de trépied. Je peux en quelques seconde changer son ajustement, passer d'un cadrage vertical à horizontal, etc.

Quarto : Il existe une autre technique de bout de ficelle, au sens premier puisque elle consiste a tendre une ficelle entre la semelle de sa chaussure et la main qui tient l'appareil. Ça fonctionne bien mais personnellement, mon bout de ficelle avait une furieuse tendance à faire des nœuds dans la poche. Enfin, on va pas se mentir, en condition de lumière difficile, il vaut parfois mieux sortir son dernier smartphone que son appareil photo. En effet, les photophones actuels sont de vrais pros en basse lumière !
Autre astuce, utilisez le retardateur du déclenchement. Une fois posé sur un support immobile, cadrez et appuyez sur le déclencheur et patientez (sur mon boîtier j'ai un déclenchement différé à 2 secondes ou 10) jusqu'au clic-clac. Si en plus vous avez un boîtier avec une possibilité de visé par l'écran arrière en live, c'est le top ! D'ailleurs les boîtier moderne peuvent aussi se piloter avec une petite télécommande, un smartphone ou une tablette !

Alors vous allez me dire pour photographier les étoiles, un feu d'artifice ou faire un filé en pause longue, ces astuces sont limites. Certes, mais elle fonctionnent plutôt bien si on en combine quelques unes. Par exemple pour le feu d'artifice 2018 de la Saint Louis à Fontainebleau, face à l'affluence et au nombre de pieds photo déjà en place, j'ai opté pour un angle au ras de l'eau, l'appareil posé sur mon sac à dos. Avantage, je suis assis aux premières loges pour profiter du spectacle, et mon n'appareil ne gène personne. Mieux, en cas de mouvement de foule, il est directement dans ma main !

Pour le coup, ici il faut débrayer de stabilisateur de l'objectif, faire la mise au point et les réglages vitesse / ouverture adaptés manuellement ,même si la tendance est plutôt de faire confiance aux mesures des appareils et leurs programmes « intelligents ». Un programme, aussi bon soit-il, ne saura jamais reproduire l'effet que l'on recherche.


Voici donc quelques unes de ces images faites avec la méthode décrite plus haut et les réglages suivants : 24mm mise au point manuel, f8, 8 secondes à 200 ISO et un retardateur caler à 2 secondes sur lequel j'appuis régulièrement. Ensuite, quelques recadrages ont été nécessaires car dans certaines positions le rabat de mon sac à dos était trop visible.