jeudi, décembre 09, 2021

[A VENDRE] Nouveaux tarifs XXS pour tirages d'art XXL

Greg CLOUZEAU
Il ne vous aura pas échappé que le monde artistique et culturel est très durement touché par la crise sanitaire internationale. Ce petit virus a mis à mal toute l'économie et acheter une ouvre d'art en cette période peut paraître superflus à beaucoup de monde. Toutefois, c'est essentiel ! Essentiel pour les artistes qui vivent uniquement de leurs créations, essentiel pour le secteur des laboratoires photographiques et imprimeurs, et essentiel, pour vous de changer la décoration de vos intérieurs et essayer de tourner la page sur ces mois de confinement ou pour changer d'air dans votre petit coin aménagé pour le télétravail ! Alors, pour que tout le monde y trouve son compte, je vous annonce des prix exceptionnels sur  mes tirages grand format !


Tirage d'art sur aluminium Dibond monté en caisse américaine
Tirage d'art sur aluminium Dibond monté en caisse américaine


La crise est dure pour tout le monde. Heureusement, j’ai la chance d’avoir un autre métier qui me permet vivre, même sans vendre mes images. Mais quand même... Il était donc important de vous proposer un tarif de vente attractif. Alors pour vous aider à commander des tirages d'art de mes photographies présentées ici et ou publiées sur mes comptes Facebook, Instagram, ou mon blog dédié au Pays de Fontainebleau, j’ai cherché un laboratoire qui me permet de vous offrir un meilleur tarif pour les tirages d’art sans sacrifier à la qualité. 

Je vous propose donc de commander vos tirages de mes images de Bleau, de Paysage, d'escalade ou de rue en grand format ou très grand format dans PLUSIEURS finitions à des prix imbattables sur des supports de luxe comme l'aluminium Dibond et le verre acrylique !

TARIFS 2021-2022  PAR DIMENSSIONS ET NOMBRE DE TIRAGES D'ART


Il est bien entendu possible de me commander aussi un tirage sur papier musée type Fine Art, Canson Infinity, etc. Là encore, c'est la crise et malgré l'augmentation du prix du papier, j'ai encore baissé mon prix de base pour vous proposer le meilleur tarif.
 

Ces tarifs incluent :


Prix de vente de l'image

(c'est à dire la part qui me revient en tant qu'auteur)

 + les frais de réalisations du tirage (qui reviennent au laboratoire)


TARIFS 2022  PAR DIMENSSIONS ET NOMBRE DE TIRAGES D'ART SUR PAPIER




ET EN FORMAT XXL ?


Je vous ai préparé un tarif d'exception pour des pièces d'exception ! En effet, je vous propose la décomposition de certaines images en 3, 4 ou 5 pièces de formats différents imprimées sur toile, aluminium Dibond, sur Plexi et, pour les fans de développement durable, sur carton recyclé !

Exemples :
Panneau de 180 cm X 80 cm composé de 3 pièces de 60X80 cm est disponible sur commande à partir de 225 € (hors livraison) pour un tirage limité à 30 exemplaires imprimé sur carton et 320 € pour une finition sur plexi ! En 5 pièces couvrant 200X100 cm et imprimé sur aluminium comptez seulement 480 € pour un tirage limité à 30 exemplaires et une déco de ouf ! 






Deux grands types de finitions possibles :
Impression sur papier laminé sous verre acrylique
Une impression haute définition en 12 couleurs très pigmentées est réalisée sur un papier photographique de haute qualité plastifié sur l'envers avant d'être collée sur le panneau  acrylique ce qui offre une parfaite protection de l'image et une très grande profondeur à l'image. A l'arrière, un cadre de rails en aluminium permet un fixation décollée du mur. Les couleurs sont riches et éclatantes avec effet haute brillance et des détails très nets. Les bords sont polis et les coins arrondis.


Impression sur papier laminé sur Aluminium

Une impression haute définition est réalisée sur un papier photographique de haute qualité laminée sur le panneau  composite soigneusement découpé et pourvu d’une protection contre les UV. Le cœur noir du panneau est fabriqué en matière synthétique recyclée ultralégère mais très dure. Ce centre est recouvert de deux feuilles d’aluminium. Le bord argenté apporte à votre tirage une touche d’élégance et de modernité. Cette version ultra brillante apporte de la profondeur aux couleurs et rend votre tirage parfaitement adaptée à des salles très humides. Ainsi, vous pouvez maintenant accrocher vos photos préférées dans votre cuisine ou votre salle de bain.

D'autres finitions restent possibles (impression directe sur plaque aluminium pour un rendu mat, combinaison aluminium et acrylique, impression sur toile…) ainsi que les tirages d'art sur papier, encadrés ou non, en caisses américaines… mais ne bénéficient pas des mêmes tarifs. L'occasion de jeter un œil à mes sélections d'images dans cette page galeries ou à celles de la forêt de Fontainebleau sur mon blog ou en me suivant sur instagram @gregclouzeau 
Rappel :
Comme je l’indique dans ma page tarifs : « Parler argent est en général assez mal vu en France et dans le monde de l'art. Artistes et photographes en entendent des vertes et des pas mûres sur leurs prix de vente excessifs lors des expositions. Les visiteurs s'imaginent sans doute que les 300 € affichés vont directement dans la poche du photographe… Eh bien non ! »… Au-delà des frais techniques, il y a l'achat du matériel. Et pour celles et ceux qui croient encore que les photographes se goinfrent, je les invite à lire ce long article sur la réalité des gains d'un photographe ou le site de ce photographe de presse un peu écœuré par le métier !

Mais ce qui fait le prix d'une image c'est avant tout son originalité et sa rareté. Plus on limite la diffusion d'une prise de vue, plus son prix de vente augmente. En revanche, que vous l’achetiez en 40*30 cm ou en 120*80 cm ne devrait, à mon avis, ne pas avoir d’incidence sur le prix de vente d’une image en dehors des frais d’impression.

vendredi, novembre 12, 2021

[EXPO] Mes femmes iconiques s'exposent à la 8ème biennale des arts contemporains de Champagne sur Seine du 13 au 27 novembre

Greg CLOUZEAU
Il y a presque un an, je vous présentais pour la première fois ma série "femmes iconiques" issues de mon challenge photo quotidien. Ces créations d'œuvres de #streetart mélangent photographies de tags, graffitis et affiches décollées ou effacées dans les rues de Paris ! Cette série a déjà un beau succès mais, à la demande insistante du jury, j'expose pour la première fois quelques tirages d'art, à Champagne sur Seine, dès ce week-end, pour la 8ème biennale d'art contemporain. 


Pour accompagner cette annonce, voici 6 nouvelles œuvres qui n'y sont pas exposées mais qui sont aussi à vendre en édition limitée à 30 exemplaires suivant les conditions que vous trouverez sur ma page "tarifs". Et pour les accros des appli smartphone et tablettes, elles sont désormais visibles sur l'appli Artplay.io













jeudi, août 26, 2021

Street Art Tour sur la Butte Montmartre à recherche de 24 grands artistes d'aujourd'hui

Greg CLOUZEAU
Comme vous le savez très certainement , le jeudi, sur mes réseaux sociaux, c’est le jour de publication de mes dernières œuvres de street art. Oui, je sais, je vois de l’art partout ! Dans un vieux portail rouillé, sur un poteau de béton en travaux, sur un vieux mur rongé par le temps, ou dans les décollages d’affiches de street marketing. A priori, il n’y a aucune intention artistique au départ de ces création et j’ai déjà évoqué ma démarche à leur sujet. Dans cet article (trop longuement peut-être) j’évoquais notamment la définition du street art, comment photographier ces œuvres mais aussi de très importantes notions de droits notamment sur la protection des œuvres. Si la mémoire du street art et de ses créations au caractère naturellement éphémère a toujours été assurée par la photographie, il est pour moi hors de question de les exploiter au détriment de leurs véritables auteurs. En voici quelques-unes croisées dans les rues de Paris et notamment dans l’un des quartiers les plus artistiques de la capitale : la Butte Montmartre. Donc, si comme moi vous aimez leurs travaux, photographiez et faites connaître leurs créations. Voilà 24 comptes Instagram à suivre !

Juliette Bart est une artiste locale qui rend aussi hommage à son quartier
Juliette Bart est une artiste locale qui rend aussi hommage à son quartier

On passe souvent devant ces œuvres sans prendre le temps de les observer, de les photographier et d'en chercher l'auteur. Cette fois je l'ai fait et vous propose de suivre quelques des artistes qui comptent ou vont compter.

On peut donc aborder la photographie des œuvres de street art avec une démarche s'approchant tour à tour de la photographie d'architecture, de la photographie de rue ou encore du reportage sociétal mais pour ma part, je m’interdis, par respect des autres artistes, d’exploiter commercialement leurs œuvres en vendant des photographies qui n’en seraient que de banales reproductions ! D’ailleurs, je le répète, même réalisées illégalement sur les murs, ces œuvres sont protégées par la Loi et certains artistes de rue suffisamment célèbres n’hésiteraient sans doute pas à faire valoir leurs droits... (si mon dernier article sur le sujet ne vous a pas convaincu, lisez celui de Joëlle, la spécialiste juridique de l'image et photographe.) 

S’il y a bien une chose qui caractérise Montmartre, en dehors du Sacré Cœur et de ses 38 escaliers, ce sont bien les artistes ! La Butte est sans doute le quartier de Paris qui en abrite le plus, depuis le milieu du XIXe à commencer par les célèbres peintres de la place du Tertre. En y montant, vous croiserez obligatoirement de nombreuses œuvres contemporaines et d’artistes locaux dont certains ont beaucoup de succès. Je vous propose ici quelques images sans autres prétentions que de vous présenter leurs travaux. Dans certains cas, j'ai passé plus de temps à nettoyer ces photographies des tags et autres inscriptions qu'à les prendre, donc soyez sympas, quand vous croisez une de ces œuvres, respectez-là ! Je vais vous donner quelques uns de mes coups de cœurs dont les liens renvoient à leur profils Instagram.

Les portraits de SWED
Les portraits de SWED


Les fresques de Juliette Bart
Les fresques de Juliette Bart


Les portraits de Aydar
Les portraits de Aydar


Je ne peux vous citer tous les artistes qui œuvrent ou ont œuvré sur ces murs. Parmi les stars de street art, il y a bien entendu nos célèbres Miss Tic, Swed Oner, Joachim Romain (celui des salles d'escalade d'Arkose) ou Jo Dibona par exemple mais vous en connaissez bien d'autres ! Citons par exemple, Space invader et ses carreaux de mosaïques collés assez hauts sur les murs, Clet et ses panneaux indicateurs détournés, les magnifiques portraits colorés de 18eme Designe, les Labyrinthes de Kelkun, les stikers mi animaux mi machines de ARDIF et peut être même,  Milo Project et son mannequin au pull rouge perché sur le mobilier urbain. Il y a aussi les très beaux portraits en noir et blanc et fleuri de Aydarles grands stickers d’ Olivia Paroldi, les pochoirs d'Eugène Barricadeles miroirs de Kefran, les diamants... du diamantaire, les cœur amoureux de Inlovestreetart, les fresques de Juliette B'art, etc. 

Les cœurs amoureux de In Love Street Art
Les cœurs amoureux de In Love Street Art 


Dans l'art du pochoir et du collage, il est souvent difficile de se faire un nom et une place ! Mais je suis certain que vous connaissez déjà la gueule de Raoul, et les œuvres de mes coups de cœur que sont : Imp'Artial, Karla Sutra, Lisa Napoly, les petits mots de Singular Vintage, Misnucitas ou les très belles Histoires doubles de Nora Simon et les bons mots écrits à la craie sur le trottoir de Claudie alias Achbé, ou de La Dactylo encore  Loriot the house


@Lisa.Napoly
@Lisa.Napoly


@kelkun
@kelkun


multiples auteurs


@singularvintage
@singularvintage


@singularvintage
@singularvintage


collab' avec @eugènebarricade
collab' avec @eugènebarricade


@oliviaparoldi ?
@oliviaparoldi ?


@histoiresdoubles
@histoiresdoubles


@misnucitas et Raoul
@misnucitas et Raoul


@misnucitas, @impartial et @Karlasutra
@misnucitas, @impartial et @Karlasutra

Il a aussi quelques belles sculptures et quelques vestiges des masques colorés de Gregos, victimes de leur succès. Gregos, c'est Gregory un des nombreux artistes de rue qui habite à Montmartre. Et puis il y a partout de nombreux collages cohabitant avec des grafs et tags plus ou moins heureux.







mardi, mars 30, 2021

Ma démarche créative en photographie d'art urbain

Greg CLOUZEAU
Vous connaissez ma passion pour la photographie de rue et le street art. Chaque jeudi, je publie sur mes réseaux mes dernières créations qui mêlent ces deux passions. Sans pratiquer vous-même le street art, vous pouvez facilement faire de la photographie des œuvres de street art, mais connaissez-vous la différence en l'art et la photographie d'art ? Bref, je vais profiter de la publication d’une nouvelle série à mi-chemin entre l’art de rue ou l’art contemporain pour revenir un peu plus longuement sur ma démarche artistique et photographique dans ce domaine De la définition du Street Art à l’intention artistique, en passant par un peu de droit, je vous livre mes réflexions sur cette pratique enrichissante… culturellement parlant.

Série noire 1, mix graph et décollage d'affiches sur panneaux bois.
Série noire 1, mix graph et décollage d'affiches sur panneaux bois.



La notion de Street Art fait référence à toutes sortes d’œuvres graphiques que l’on peut apercevoir dans les rues de nos villes. La nature même de ces œuvres est extrêmement variée : tags et graffitis, pochoirs de peinture, collages, stickers sculptures et mosaïques, etc. Vous connaissez d’ailleurs très certainement quelques artistes de street art célèbre comme Banksy, Miss Tic, Jo Dibona ou encore les français JR et Philippe Echaroux ( projections vidéos). En matière de photographie la question est : la photographie de ces œuvres est-elle aussi un art ? (Certains, y compris au ministère de la culture, pensent d’ailleurs que la photographie n’est pas -ou plus- un art). 

Prendre une « bonne photo », c’est à la portée de chacun d’entre nous. Un simple smartphone suffira pour garder des souvenirs ou partager un instant… Du coup, la capture d’image est devenue simplement fonctionnelle et y a perdu au passage beaucoup de sa valeur artistique. Les artistes photographes ont heureusement conservé cette quête de l’esthétique, quitte à abandonner l’aspect figuratif au profit d’images fortement artificialisées. Regarder les images d’un artiste, c’est voir à travers lui. Les photographes capturent des morceaux d’une réalité qu’ils tentent de magnifier. Leur créativité reflète les fragments de personnalité qu’ils mettent dans leurs tableaux. D’ailleurs, le travail d’un artiste est souvent reconnaissable parmi des centaines d’autres. L’artiste a sa technique, son style, son univers… Cette « patte » de l’artiste se retrouve aussi bien en peinture qu’en photographie et elle nait de ses choix. Point de vue, traitement de la lumière, des couleurs, de la netteté… bref, réglages de l’appareil et post-traitement de l’image deviennent ses outils de création ! Le photographe d’art tient littéralement entre ses mains le pouvoir de transformer la réalité ! Et certains ne se privent pas de fabriquer de toutes pièces une nouvelle réalité dans de fantastiques montages numériques. D’autres n’en conserveront que quelques fragments. Bref, dès lors qu’elle ne se limite pas à reproduire fidèlement un moment, la photographie constitue à mon sens un véritable art graphique.

Série noire 2, mix graph et décollage d'affiche sur panneau bois.
Série noire n°2


Série noire n°3


Série noire n°4



Du coup, la photographie d’œuvres de street art, (et j’y inclus toutes les œuvres composées à partir du street art mais aussi de techniques comme le light painting par exemple) pour peu que le photographe ait une démarche autre que celle d’immortaliser un bout de mur peint donne aussi naissance à une œuvre d’art !

Ma démarche artistique


Dans le cadre de mon challenge photo quotidien, je croise très souvent des œuvres de street art. Mais, de la même manière que je ne partage jamais une affiche publicitaire sans la mettre en scène dans ma création photographique, j’utilise ces œuvres pour créer mes propres tableaux. Pour moi, l’intérêt de la street art photographie ne doit pas se limiter à une simple photo souvenir. Votre image doit raconter une histoire, s’intégrer dans une situation. Ce n’est pas parce que vous vous éloignez du sujet qu’il perd de son intérêt, bien au contraire. On peut jouez avec les éléments et donnez vie à une image de street art en y intégrant des objets ou des passants.  Ce n’est d’ailleurs pas toujours facile, loin de là. Et dans ma quête quotidienne avoir par hasard le bon passant au bon moment avec la bonne lumière, reste un vrai challenge. Le seul avantage, normalement, c'est que l'affiche ou le tag ne bougera pas. Enfin, c'est ce que je croyais au début. Mais en réalité, il peut être très éphémère. Je ne compte plus le nombre d'affiches que j'ai vu disparaître en moins de 8 heures !

En effet, vous le savez, je photographie énormément d’affiches publicitaires sauvages en décomposition. Et, j’avoue, je n’hésite pas à en déchirer quelques morceaux au passage. Quand une affiche commence à se déchirer, se décoller, etc. , elle peut très rapidement être recouverte. Il y a des matins, où je vois au loin un affichage qui potentiellement peut être intéressant mais qui le soir venu, à mon retour, a déjà été recouvert par d’autres affiches… C’est essentiellement ces (dé)collages ou #collageart qui constituent la base de mes œuvres de street art. 

L’idée au départ de ma démarche dans ce projet 365 est toujours la même. Mettre en évidence ou donner à voir de belles choses que l’on ne prend même pas le temps de voir. Ces tâches de rouille sur les poteaux de la gare par exemple n’ont rien à envier à certaines œuvres d’art brut. Et que penser de ces panneaux de bois occluant la vitrine d'un magasin en travaux, que j'ai photographié pendant deux ans, à chaque étape de leur recouvrement par des tags, graffitis et autres d'affiches publicitaires sauvages jusqu'à leurs nettoyages successifs ? Ne constituent-ils pas de véritables tableaux d'art moderne ? Je veux le croire. Ils constituent ma "série noire" présentée ici.

Dans les séries que je publie sur mon site ou sur les réseaux, je m’efforce de distinguer deux types de photographies. Les photographies d’illustration qui constituent un reportage sur mes pérégrinations dans la ville et où je peux reproduire des œuvres de street art en essayant de mentionner leur auteur. Pour celles-ci, je ne cherche pas à épater la galerie en exploitant les œuvres d’autres artistes et, même si mon point de vue photographique peut être artistique, il ne cherche pas à ajouter de l’art sur l’art. Bien sûr, je sais que dans ce cas, les commentaires sur Facebook ou Instagram, du type "Superbe !" "Magnifique !" ou quelquefois "Génial !" ne concernent pas mes images mais les œuvres qui y sont représentées.  Ces publications ne visent qu'à faire connaître les artistes et leurs travaux.

Pour mes autres images, il s’agit de créations originales. Elles utilisent certes parfois des œuvres existantes mais profondément revisitées. Je recycle, j’upcyle, j'upgrade…bref, je suis dans l’air du temps en faisant de l’art contemporain à partir d’éléments abandonnés. Je fais du développement (personnel) durable avec de l’éphémère. Là, oui, je fais de l'art avec l'art. Mais surtout, je vois aussi des œuvres d’art urbain, là où il n’y avait de volonté artistique au départ ! Car oui, comme Monsieur Jourdain, vous faisiez de l’art, par hasard, sans que vous n’en sussiez rien, simplement parce que ces affiches que vous avez taguées et décollées, éphémères publicités, sont devenues la matière première de mes créations. C'est le cas de la série présentée ici.
Série noire n°5


Série noire n°6


Série noire  n°7


Série noire n°8


Série noire n°9


Série noire n°10


Série noire n°11


Série noire n°12


Série noire n°13



Bref, je me livre toujours à un important travail de post-traitement (qui me prend beaucoup plus de temps que la prise de vue elle-même). Ce travail est indispensable, non seulement pour mettre en valeur et redonner tout son éclat à l’œuvre originale mais aussi pour y apporter ma propre patte artistique. 

Juridiquement, c’est d’ailleurs une étape indispensable pour revendiquer la propriété intellectuelle d’une œuvre qui sera considérée comme originale et non comme une simple reproduction. Commercialement, j’exploite aussi parfois certaines collab’ un terme à la mode sur les réseaux qui fait référence à une double paternité d’une œuvre dont une partie est réalisée par un autre artiste.

Si le graffiti est un art de l’éphémère, la photographie, elle, inscrit l’œuvre dans la durée. 

En dehors d’une poignée d’artistes renommés qui parvient à négocier des emplacements tels que les façades d’un immeuble ou la devanture d’un magasin contre rémunération, dans leur grande majorité, les artistes de street art affichent directement sur les murs leur message au public. Et dans le public, il y a des photographes qui n’hésitent pas à tirer profit de la vente de leurs images de graffitis. 

Diffuser ce type de clichés pose donc une question d’ordre morale. Ai-je le droit de tirer un bénéfice d’une œuvre d’un autre artiste qui plus est sans son autorisation ? Je vous laisse le soin d’apporter d’y réfléchir mais je peux déjà vous rappeler que le droit de la propriété intellectuelle stipule que "L’auteur jouit du droit exclusif d’autoriser ou d’interdire la reproduction de son œuvre." Et, là, un tag, un graffiti ou un pochoir, c’est incontestablement une œuvre. Qu’elle soit belle ou non ! D’ailleurs, elle est souvent signée cette création. 

Donc, il est contraire à la loi de vendre une reproduction photographique de cette œuvre sans en demander l’autorisation à son auteur. Le problème, c’est que bien évidemment ces œuvres souvent magnifiques ont été réalisées illégalement et constituent une dégradation avérée du bien sur lesquelles elles reposent. En effet, l’affichage sauvage, les tags et graffitis sont des pratiques généralement interdites. Si, les artistes transgressent avec gourmandise les lois pour afficher leur travail, ils n’apprécient pas forcément que d’autres l’exploitent ! Vous pouvez légitimement penser qu’un artiste ne voudra pas vous attaquer devant des tribunaux s’il risque lui-même une grosse amende mais c’est risqué et surtout, pas très fair play... Alors, oui, contacter l’artiste qui se cache sous un pseudo, n’est pas forcément une chose aisée. Bah, voui, quand on fait de l’affichage sauvage, on laisse rarement ses coordonnées téléphoniques au bas de l’œuvre ! Mais, bon, en farfouillant un peu sur les réseaux sociaux avec les # et signatures, on finit souvent par trouver.

Série noire n°14, mix graph et décollage d'affiches sur panneaux bois.
Série noire n°14, mix graph et décollage d'affiches sur panneaux bois.



Bref, un auteur reste un auteur, même s’il n’est pas facilement reconnaissable. Et le fait que l’œuvre soit publiquement et gratuitement exposée ne change rien à l’affaire. Il est donc strictement interdit de vendre une photographie de graffiti ou de la reproduire dans un livre commercial sans autorisation de l’auteur. Idem si on utilise des graffitis comme décor d’un tournage de vidéo ou d’un shooting de mode.
Et n’allez pas non plus faire des photographies des toiles des peintres et graffeurs qui qui exposent dans une galerie ou un musée. Normal, un photographe pourrait en réaliser de grands tirages du plus bel effet dans le salon d’un de ses clients, ce qui serait naturellement un manque à gagner pour l’artiste. Par exemple, MISS TIC n’autorise pas qu’on photographie ses œuvres plein cadre. Il est aussi important, quand vous photographiez un graffeur à l’œuvre de bien lui préciser ce que vous allez faire de l’image. Enfin, depuis quelques années, certains font le commercent d’œuvres d’artistes célèbres quitte à découper un pan de mur au marteau piqueur !

mardi, mars 02, 2021

My Tribute to Serge Gainsbourg

Greg CLOUZEAU
Serge sous le regard de Jane Copyright Greg Clouzeau
Serge sous le regard de Jane
F*** ! Trente ans déjà qu'il est parti. En effet, le 2 mars 1991, Serge Gainsbourg nous quittait à l'âge de 62 ans. Si Serge est célèbre pour sa carrière d'auteur, compositeur, interprète et ses multiples provocations et autres dérapages télévisuels, saviez-vous qu'il aspirait plutôt à devenir un peintre reconnu ? A l'heure où les expositions hommages se multiplient, je voulais revenir un peu sur cet aspect souvent négligé de sa vie. 

L'occasion de vous (re)présenter quelques unes de mes créations de #streetart dédiées à Serge. Celles-ci sont composées à partir des tags, collages et affiches photographiées sur le mur de sa maison puis assemblées numériquement. Elles sont disponibles en tirage d'art limité à 30 exemplaires selon les conditions habituelles.

Le renoncement du peintre 

Dès l’âge de treize ans, le jeune Lucien Ginsburg, intègre l’Académie de peinture de Montmartre où il brille assez rapidement. Il est même jugé doué par ses professeurs, tel que l’artiste cubiste André Lhote ou Fernand Léger. Le futur Serge se consacre essentiellement aux natures mortes et scènes de la vie quotidienne. La première épouse de Gainsbourg, Élisabeth Lévitzky, qu'il avait rencontré à l'école en mars 1947 disait de lui que : « c’était un dieu. Il était aimé, redouté, c’était le préféré de tous les professeurs et modèles. » Il complète son apprentissage en examinant longuement les toiles des maîtres exposées au Musée du Louvre. Il y recherche les solutions à ses propres problèmes de création picturale. Il s'essaye aussi à l’Académie des Beaux-Arts en architecture pendant un an. 

Lucien Ginsburg est un éclectique et ses inspirations picturales sont multiples. Il affectionne les postimpressionnistes et surtout le peintre Pierre Bonnard du mouvement nabi. Une influence que l'on retrouve dans certaines de ses peintures comme son  autoportrait en buste sur papier daté d'avant son service militaire. La position de trois quarts ressemble aux autoportraits de Pierre Bonnard mais les couleurs et les touches font penser à L’Autoportrait de Henri Matisse (1906). 

Mais il ne reste que très peu de toiles signées Lucien Ginsburg et celles-ci restent cachées au regard du public. En effet, lorsqu'il renonce à sa passion en 1958 il brûle la plupart de ses créations. La raison de cet abandon ? Un profond manque de confiance en lui et en son travail. Ambitieux, Serge souhaitait atteindre la renommée d'un Gustave Courbet mais il sent bien que cela ne vient pas. Certains de ses camarades de l’académie disent d'ailleurs qu'il manquait d’originalité, trop emprisonné dans une volonté de faire aussi bien que les peintres qu’il admirait. Serge avait si peur de ne pas réussir qu'il a renoncé à une exposition dans la galerie de Pierre Loeb à Paris. Selon Élisabeth Lévitzky, « Lulu a décommandé parce qu’il a eu peur. Il s’est totalement effondré de peur. » La seconde raison est sans doute lié au fait qu'il déteste l’art abstrait très en vogue à cette époque et c'est d'ailleurs en sortant d’une prestation et d’une vente aux enchères d’une œuvre d’Yves Klein qu'il abandonne définitivement ses ambitions d'artiste peintre à l’âge de trente ans. 

De Ginsburg à Gainsbard
De Ginsburg à Gainsbard
Couleur


Sous le regard de Serge
Sous le regard de Serge
Couleur


Serge le photographe
Serge le photographe
Couleur


Outre la peinture, Serge était aussi, un excellent photographe et l'on se souviendra des clichés de lui ou Jane portant leur gros Nikon F avec batterie. Outre ses chansons, il rédige un conte parabolique intitulé Evguénie Sokolov. Un conte qui le met en scène dans ses études artistiques puis en peintre contestataire et iconique, devenant célèbre malgré sa différence singulière avec le monde qui l’entoure. 

Collectionneur d’art averti, Serge Gainsbourg se retranche rue de Verneuil, qu’il transforme en véritable musée présentant une large collection d’objets de toutes provenances. On y trouve la célèbre statue L’Homme à tête de chou de Claude Lalanne, une multitude d’enseignes de police et des dessins de maîtres (notamment La Chasse aux papillons de Salvador Dalí) ou les  Mauvaises nouvelles des étoiles du peintre Paul Klee. Des œuvres dont les titres ont inspiré ses albums. 

Cette maison, confiait Jane Birkin en interview, lui apporte une rigueur esthétique qui contrebalançait ses états d’âme. Serge Gainsbourg y place tout selon ses propres règles, chaque objet trouve sa place (selon les couleurs et les objets environnants) et ne doit plus en bouger ce dont sa première épouse témoigne : « Il vivait à l’intérieur d’un lacis de renvoie de quelque chose à l’autre. Si quelqu’un déplaçait un objet, ça le rendait malade. » 

Bref, Serge était un artiste accompli et névrosé.  Les artistes d'aujourd'hui lui rendent hommage à travers diverses expositions que je vous invite à aller voir. Vous y retrouver plusieurs de mes amis du streetart comme Jo Di Bona dont j'avais publié quelques œuvres l'an dernier ou Carole B avec qui j'ai eu la chance d'exposer à Photo Bleau.

Serge sous le regard de Jane
noir et blanc


Sous le regard de Serge
Noir et blanc


De Ginsburg à Gainsbard nb
De Ginsburg à Gainsbard
noir et blanc


2 expositions à voir d'urgence à Paris :

1° L'exposition "Gainsbourg, et caetera..." est à découvrir, les samedis et dimanches, du 27 février au 30 avril 2021 au Marché Dauphine des Puces de Saint-Ouen à la galerie One Toutou (à retrouver au stand 122). Et c'est gratuit ! Plus d'une trentaine d'artistes pratiquant diverses disciplines (peinture, pochoir, illustration, dessin, photographie...), célébrent la mémoire de Serge Gainsbourg. Le photographe Pierre Terrasson, qui a immortalisé la scène rock pendant les années 80, partage des clichés de Serge certains mythiques, d'autres plus personnels. Des photos réinterprétées par YARPS en version street art. 

2 ° Gainsbourg Toujours, l'exposition photographique de la Galerie Hegoa  au 16, rue de Beaune 75007 PARIS du 27 février au 15 mai 2021 les mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi de 11h à 17h30
C’est dans ce quartier du 7ème arrondissement où il vécut pendant 22 ans, notamment avec Jane Birkin que la galerie HEGOA rend hommage à son illustre voisin au travers d'images incontournables de 15 photographes et 1 dessinatrice.